Côte d'Ivoire / Le député de Biankouma fait de grandes révélations sur le parti du général Guéi Robert
Le député de Biankouma, Kando Soumahoro est depuis quelques jours dans sa circonscription pour reconnaître la grandeur de la population qui lui a permis d’être à l’hémicycle. De Biankouma village à Dio en passant par tous les 14 villages du canton Toura, le député a tenu un langage de vérité.
Il a débuté sa prise de parole par une note d’excuses à la population qui l’a porté à l’hémicycle. « Je voulais pour commencer demander pardon à tous ceux que j’ai pu offenser depuis mon élection. Si certains d’entre vous ne m’ont pas vu ici à Biankouma, sachez que la mission du député que je suis, est nationale. Le travail pour lequel j’ai été élu se fait à Abidjan. Dès que nous avons été élu, nous avons eu le calendrier de l’Assemblée nationale qui commence le premier jour ouvrable du mois d’avril et qui prend fin le dernier ouvrable du mois de décembre. Comme des élèves c’est en décembre que nous sommes en vacances et ce temps est mis à profit pour vous rendre visite et vous dire merci. Comme c’était la première année, j’avais des missions officielles à Abidjan. On me voyait un peu partout et les gens se demandaient certainement comment le député de Biankouma peut-il être ailleurs et non chez lui. Je ne suis pas élu pour être seulement à Biankouma. C’est Biankouma qui m’a élu pour être à l’Assemblée nationale, pour travailler pour la Côte d’Ivoire. Je ne suis pas plus grand que cette population de Biankouma, pour l’abandonner », a indiqué d’entrée de jeu le député Kando Soumahoro. Poursuivant, le parlementaire a dénoncé certains comportements qui selon lui mettent la région du Tonkpi en retard. « J’ai été élu, j’ai fait le tour de tous mes aînés de la région du Tonkpi, pour leur dire que je suis prêt à travailler avec eux. Et que j’étais prêt à aller où ils voudront bien m’envoyer. J’ai, pendant plus de trois mois, cherché à rencontrer le président du conseil régional. Je lui ai dit que jamais, je ne m’opposerai à lui car c’est lui qui a l’argent pour faire sortir mon département du sous-développement. Je lui demandé de prendre notre part de l’argent mis à sa disposition pour travailler pour nous à Biankouma, pour ne pas que lui et moi soyons opposés. Je ne voudrais pas que les gens viennent dire ce qui n’est pas vrai », a-t-il fait savoir. Parlant du parti de feu le général Robert Guéi, le natif de Kandopleu a fait de grandes révélations sur la présidence de ce parti. « Notre frère Guéi Robert a une idée noble de créer un parti politique. Il n’a pas pu nous donner la conduite à tenir par rapport à ce parti politique et il est parti un peu plus tôt. Voilà que ce parti politique devient un objet de division dans notre département, voire dans notre région. Nous devons y mettre fin parce que j’ai connu le général Guéi Robert », a-t-il déclaré. Répondant à ceux qui le traitent d’ingrat, le député soutient que « tous ceux qui racontent partout que j’ai laissé Guéi, ne disent pas la vérité, j’ai servi Guéi Robert. Je ne suis pas venu pour me battre pour diriger un parti politique dont le créateur n’avait pas voulu mettre ses frères Yacouba devant, selon sa volonté. Pour cette raison, Paul Akoto Yao et Salif N’diaye étaient au premier plan. Dès que le général est décédé, les mêmes qui se battent aujourd’hui se sont pressés pour chasser tout le monde. Et plus grave, pendant qu’ils accusaient le président Gbagbo de tuer leur leader, c’est avec ce dernier qu’ils sont allés prendre 50 millions pour faire le congrès extraordinaire de l’UDPCI à l’académie des mers. Et cela pour écarter Paul Akoto Yao. Il y a trop de mensonges. Si vous avez pris quelque chose de force, sur la base du mensonge, ça ne peut pas prospérer. Je suis venu, je me suis tracé un chemin que je suis avec conviction », a fait savoir Kando Soumahoro. Le parlementaire a demandé aux uns et aux autres de lui faire confiance car le bien-être de la population est son plus grand souci.
L.F.





