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Yoro Tapéko Max Landry est l’un des miliciens qui a pris part au rapt de Yves Lambelin et autres au Novotel le 4 avril 2011.

 

Il a avoué à mainte reprise à la barre qu’il faisait partie de la section November One ayant arrêté deux otages au Novotel et les a conduit au Palais Présidentiel, où ils trouveront la mort par la suite.


Six ans après son acte, Yoro Tapéko Max Landry aurait aujourd’hui du remord et soutient qu’il est le seul coupable.


«J'ai mal d'entendre tous ces morts, tout ce sang versé. Je ne dors plus, je ne vois que des images choquantes dans mes rêves. Que ce procès s'arrête. C’est moi qui suit aller chercher les Blancs au Novotel pour les envoyer au palais présidentiel. C’est moi qui les ai tués. Les autres n’ont rien fait,» s’est confessé l’accusé.


Ces déclarations ont surpris la cour, le Parquet général, la partie civile, la Défense et même le public qui a effectué massivement le déplacement du tribunal.


Avant de faire ces aveux à la barre, Yoro Tapéko s’était livré en spectacle en pleurant à chaude larmes sur la chaise qu’il était installé au moment où ses coaccusés étaient en confrontation.


L’accusé s’est aussi attaqué aux avocats de la Défense en les lançant des piques.


«Quand vous partez chez vous, vous dormez à l’aise avec vos femmes. Moi quand la porte de la MACA se referme je suis seul. Je n’ai même pas l’occasion de voir ma fille qui s’appelle « Nadré » (mon cœur), » a martelé Yoro Tapéko.


Le milicien a-t-il perdu la raison ? Difficile de réponde à cette question pour le moment.
Néanmoins, le juge Cissoko Mourlaye a été obligé de suspendre l’audition de Yoro face à son ton souvent agressif.


Ce dernier avait quelques minutes plus tôt récusé l’avocat commis d’office pour le défendre venu vers lui pour le calmer.


«Je ne veux plus de cet avocat. Je vais me défendre seul, » a-t-il martelé. 


Il faut par ailleurs noté que le procès du rapt de Novotel a été suspendu ce jour pour reprendre le jeudi avec la présentation des films de la défense et du Parquet général, toujours dans le cadre des confrontations des accusés.