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« Le temps, c’est l’autre nom de Dieu ». Cette citation de l’ex-chef d’Etat, Laurent Gbagbo incarcéré à La Haye, rattrape ses partisans. En effet, le temps ayant fait son œuvre, aujourd’hui les « Gbagbo ou rien » (GOR) ont changé ligne de conduite. Ils veulent présenter un candidat aux élections présidentielles de 2020 alors que leur mentor demeure toujours sous les verrous à La Haye. Qui l’aurait cru ? En tout cas, avec le dernier déroulement des évènements, les partisans de l’ex-chef d’Etat sont déterminés à aller aux élections de 2020. Au cours de la dernière conférence de presse animée, le samedi dernier dans capitale française, Koné Katinan, le porte-parole de Laurent Gbagbo a révélé à ses camarades la volonté du “Woody“ de voir son parti participer aux joutes électoraux de 2020. Selon le porte-parole Koné Katinan, après plusieurs rencontres avec leur mentor, la conclusion tirée, est qu’ils doivent se préparer pour 2020.

 

Tout sauf Affi

 

Depuis la perte des élections en novembre 2010 suivie de leur expulsion du Palais du plateau d’Abidjan, une guerre fratricide s’est ouverte entre clans au Front populaire ivoirien (Fpi). D’un côté, les pro-Affi et de l’autre, les Pro-Sangaré ou les GOR. Très tôt, Affi N’guessan et son groupe avaient compris la nécessité de participer au jeu démocratique afin de desserrer l’étreint autour de leur mentor. Quand les pro-Sangaré n’entendaient pas les choses de cette oreille. Aussitôt, le premier cité a été traité de « collabo » du pouvoir. Après plusieurs années de boycott politique et parsemées d’actes subversifs, sans résultats probants, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Après avoir regagné leur lucidité, le clan de Sangaré ne veut toujours pas voir Affi N’guessan porter l’étendard du parti à la rose pour 2020. Les propos de Laurent Gbagbo que Koné Katinan rapporte après leur rencontre en est la parfaite illustration.  « Dis à tous les Africains et Ivoiriens en particulier, que cela fait 46 ans de ma vie que je connais Aboudramane Sangaré, c’est mon compagnon de longue date, avec lui j’ai connu beaucoup d’épreuves. Dis leur à tous que Sangaré c’est moi et moi c’est Sangaré. Il ne m’a jamais trahi et ne me trahira pas car je le connais. Dis leur que celui qui se réclame du FPI doit impérativement se ranger du côté de Sangaré pour continuer la lutte. Dis leur que c’est mon vœu le plus cher en ce moment », rapporte Katinan. Au nom de la réconciliation prônée par Affi N’guessan, va-t-il abandonner la présidence du FPI pour s’allier aux Gbagbo ou rien ? En tout cas, 2020 nous réserve beaucoup de surprises.

L.F.