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Odienné, Bako, Goulia, Minignan, Madinani, Niakara, Satamassokoura, Satamassokoro, Dianra, Kounahiri, Bouandougou, Tienigboué, Sarala et Mankono sont les 14 localités qui bénéficieront d’un programme d’urgence en adduction d’eau potable. L’information a été donnée, hier par le porte-porte-parole du gouvernement, Bruno Koné. Ce programme d’urgence aura un coût estimé à 10,8 milliards F CFA. Et a indiqué que le programme comprend la réhabilitation de retenue d’eau, des unités de traitement et l’installation d’unité compact de traitement sur de nouvelles retenues d’eau identifiées. Il a souligné qu’à moyen terme, le gouvernement prévoit, en plus de la libération et de la restitution des champs captant, la réalisation d’une étude générale de sécurisation de la déserte en eau des grandes villes de la Côte d’Ivoire. « Cela va se faire à travers des projets structurants et en fonction de la situation de chaque localité.  Ces projets auront la particularité de traiter de l’eau à partir des principaux cours d’eau pour l’acheminer vers les localités concernées.  La finalisation des conditions de financement et les travaux sont prévus pour démarrer au second trimestre 2019 », a-t-il déclaré. Concernant la situation de  Bouaké, Bruno Koné a fait savoir qu’un programme d’extrême urgence est en cours d’exécution  pour un coût de 5 milliards de francs CFA. Ces travaux, à l’en croire, concernent la distribution d’eau par camion-citerne, la réalisation et l’équipement de 20 forages d’appoint, la réhabilitation de 91 pompes à motricité humaine et la pose de deux unités de traitement d’eau. Outre cela, ajoute-t-il, “pour assurer un service de qualité et surtout pour assurer à long terme l’approvisionnement en eau potable des populations de Bouaké, le conseil des ministres a décidé de la réalisation d’une conduite de transfert d’eau brute du lac de Kossou jusqu’à la station de traitement d’eau de la Loka située à Bouaké. Ce projet, qui est au stade des études, est estimé à une quarantaine de milliards de f CFA“. Il a rappelé que la ville de Bouaké et des régions nord et du centre-nord de la Côte d’Ivoire, en dépit des investissements importants réalisés par le gouvernement dans le secteur de l’eau potable, avec la mise en œuvre de projets structurants dans la ville d’Abidjan et dans plusieurs localités de l’intérieur du pays, la deuxième ville du pays et quelques localités de l’intérieur ont connu une dégradation de la qualité du service public d’eau potable allant jusqu’à l’arrêt total de la déserte, ce qui nécessite ces mesures d’urgence.

L.F.