Côte d’Ivoire / Abel Djohoré, député et cadre du Rdr, sans détours : « Le salut politique de Soro est au RDR »
Abel Djohoré Gbakayoro, député de la circonscription électorale Ouragahio-Bayota-Dayépakéhi-Yopohieu a animé, ce mardi une conférence de presse à Abidjan dans un restaurant de la place. La prochaine cérémonie d’hommage au chef de l’Etat par les populations de Gagnoa, la supposée candidature de Guillaume Soro à la présidentielle de 2020, la réconciliation nationale, la supposée ingratitude du chef de l’Etat contre Soro étaient au menu des échanges avec les journalistes.
«Personnellement aucun salut politique ne peut sourire à un homme, à un militant du RDR que dans le RDR. Soro Guillaume est au RDR. Il est président de l’Assemblée nationale pour le compte du RDR, avec l’onction du président Ouattara. L’avenir politique, le salut politique de Guillaume Soro n’est qu’au RDR et nulle part ailleurs », a précisé Abel Djohoré, cadre du RDR quand il répond à la question de savoir ses intentions sur la probable candidature du président du parlement Ivoirien. Il a justifié que selon le président Bédié « Guillaume Soro a dit qu’il ne sera pas candidat en 2020. Il n’a pas démenti… ». Abordant la question de l’alternance en 2020, l’élu a tout simplement estimé qu’il faut laisser chaque parti présenter son candidat au cas où les deux grands partis du RHDP ne parviennent pas à s’accorder sur un candidat. « A l’origine, chaque parti politique a le droit de prendre le pouvoir et l’exercer. Si le PDCI veut avoir un candidat pour l’élection présidentielle en 2020, c’est son droit le plus légitime. Si le RDR veut avoir son candidat aussi, c’est son droit le plus légitime. C’est la légitime ambition de tout parti politique de vouloir prendre le pouvoir et de l’’exercer, surtout que nous ne sommes pas encore au parti unifié. Chaque parti est autonome jusqu’ici ». Quand il aborde les questions de la cérémonie d’hommage au chef de l’Etat prévue au 29 juillet 2017, le député a été on ne peut clair. « Le peuple Bété est républicain. Quand un pouvoir est établi, le peuple Bété se reconnait en lui. Le peuple Bété n’a jamais été opposé au régime Ouattara. Il n’y a pas d’antagonisme entre le peuple Bété et le président Alassane Ouattara », a-t-il soutenu, citant en exemple, la présence massive de la chefferie traditionnelle à Yamoussoukro à l’occasion de la prestation de serment en 2011 du président Alassane Ouattara. Sur le même chapitre, Abel Djohoré a mis en garde contre ceux qui tiennent des déclarations tendancieuses depuis Gagnoa vis-à-vis de l’entourage du président de la République, et de certaines personnalités. « Il faut qu’on arrête ça. Gagnoa n’est pas le champ d’expérimentation de ceux qui veulent en découdre avec le président Ouattara. Le peuple Bété a d’autres problèmes. Et il faut que les uns et les autres en tiennent compte. Qu’on ne prenne pas le peuple Bété pour des sujets d’expérimentations des violences politiques. Nous ne pouvons plus accepter cela », assène l’élu, annonçant une tournée régionale axée donc sur une campagne de sensibilisation auprès des siens de sorte à ne plus « se laisser manipuler par ces personnes. Parce que nous n’allons pas chez eux pour créer la zizanie. Ils n’ont qu’à nous laisser tranquille ». En ce qui concerne la réconciliation, il a jugé que c’est un processus. « Une réconciliation ne se décrète pas. Ce sont les actes qui amènent la réconciliation. Mais nous sommes sur la bonne voie. Et je suis mieux placé pour le dire parce que je suis dans la zone la plus difficile où il y a eu mort d’hommes pendant les élections, pendant les campagnes. La vie commence à se normaliser. Donc ce n’est pas par décret que les Ivoiriens vont se réconcilier. Ce sont les actes que nous posons tous les jours qui vont réconcilier les Ivoiriens. C’est à la suite des grandes actions de développement dans la région de Gagnoa déployées par le chef de l’Etat et le gouvernement que les populations ont décidé de célébrer Alassane Ouattara.
A.K.





