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Le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré s’est prononcé, ce mercredi sur l’affaire du plateau. Le ministre de la Communication a appelé Jacques Ehouo à se « rendre disponible auprès du procureur de la République » avant d’indiquer que « la mise sous tutelle n’est pas une mesure exceptionnelle ».

« C’est une mesure qui est prévue par la loi 1128 du 13 décembre 2012, précisément en son article 43. Ce n’est pas une mesure nouvelle parce que déjà en 1991, les communes de Bonoua et de Saïoua ont bénéficié de ces dispositions particulières », a-t-il indiqué.

Il a souligné que cette mesure est généralement prise lorsqu’une situation spécifique de crise est observée dans une localité, et qui pourrait empêcher la continuation des prestations aux usagers. Le ministre de la Communication et des Médias a rappelé aux uns et aux autres que le procureur de la République a été saisi par deux fois : la première avant les élections municipales et la seconde, après les élections municipales relativement à des soupçons de mauvaise gestion au niveau de la mairie. A l’en croire, lors de ces saisines, le conseiller municipal Jacques Ehouo qui ne serait pas encore maire aurait été nommément cité.

« Nous profitons de ce micro pour lancer un appel à ces différentes personnes, si tant est qu’il n’y a rien à cacher, qu’elles se rendent disponibles auprès du procureur de la République qui pourra les entendre et faire passer à une autre étape de la procédure pour que le conseil s’installe normalement », a-t-il lancé.

A ceux qui soutiennent que Jacques Ehouo n’a pas été installé dans son fauteuil de maire, le porte-parole a souligné qu’il n’est pas encore le maire mais un conseiller.

« Déjà, il y a un élément de clarification. Le maire n’est pas élu. C’est le conseil municipal qui a été élu. Et après le conseil se réuni et élit le maire. C’est un conseiller comme tout autre individu dans le conseil municipal », a-t-il précisé.

Selon lui,  installer un conseil municipal dans un tel contexte pourrait laisser le conseil dans une situation qui pourrait freiner l’exécution de la mission judiciaire. Justifiant ces propos, il a cité l’exemple d’une commune où la tête de liste n’a pas été choisie par les conseillers municipaux pour être maire.

« Nous clamons tous le désir d’avoir la justice qui aille jusqu’à son terme. Mais laissez la justice faire son travail, faire ses preuves et je vous envoie dans ce cas à la déclaration du procureur de la République sur le sujet qui est suffisamment claire », a-t-il exhorté.

L.F.