Affi-Nguessan-Conf-FPI-0017.jpg

Le président du Fpi, Pascal Affi N’guessan explique le sens de la manifestation de l’opposition ayant opté pour la remise d’une déclaration à la Commission électorale indépendante (Cei) en lieu et place d’une marche.

 

Il ne s’agit pas d’une marche, on s’en va déposer notre déclaration à la Commission électorale indépendante (Cei)  pour lui dire que sans l’aval de l’Assemblée nationale, on ne peut pas organiser ces élections sénatoriales. Aujourd’hui, tout est démocratie. L’opposition s’oppose, elle interpelle j’jusqu’à ce qu’on ait une autre Cei et un sénat qui est mis en place en respectant la constitution et les lois de la République. On n’a rien à échanger avec cette Cei que nous ne reconnaissons pas. N’importe quel ivoirien qui s’engage dans ces élections doit savoir que cette Cei est illégale. Nous ne sommes même pas pour ces élections alors ne me parlez pas de nomination. D’abord le principe de nommer les sénateurs nous parait anachronique. Dans une démocratie on ne peut pas voir comment l’exécutif nomme les membres du parlement.  Nous dénonçons cela. A l’heure actuelle, la grande majorité des Ivoiriens ne veulent pas entendre parler du Sénat parce qu’il y a des questions urgentes à savoir : Les questions de l’école, de sécurité. Les enfants des Ivoiriens qu’on enlève gratuitement, qu’on assassine, le chaos qui prévaut dans le pays, la mort en permanence qui accompagne l’existence de ce pouvoir. C’est de cela que nous parlons. Ce n’est pas le Sénat qui est l’urgence ici en Côte d’Ivoire.

Propos recueillis par R. K.