Côte d’Ivoire / Alliance des Houphouëtistes : Le PPS soutient l’idée du parti unifié
Le président du Parti pour le progrès et le socialisme s’est prononcé récemment sur la situation socio-politique. Mathias Kakou a appelé de tout son vœu à la naissance du parti unifié au niveau de l’alliance des Houphouëtistes.
Le parti unifié semble pour le parti pour le progrès et le socialisme (Pps) la seule voie pour les Houphouëtistes de préserver la paix et la stabilité et la paix en Côte d’Ivoire. Pour cela, le Pps souscrit pleinement à l’idée de la création d’un parti unifié au sein duquel les présidents Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié doivent s’accorder pour désigner une personnalité politique remarquable, capable de ratisser large et de rassembler. « Les stratégies d’alliance hypocrite ou les tentatives de rapprochement entre le Pdci et le Fpi, même entre le Rdr et le Fpi, sont pour le Pps, des signes de grande trahison et la porte ouverte au retour à l’ivoirité », a prévenu Mathias Kakou. Pour le leader des progressistes, le Pdci devrait laisser le soin aux présidents Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié et les encourager à conserver la dynamique de gouverner ensemble par le choix d’une nouvelle personnalité issue de la coalition, l’objectif étant de sauvegarder les acquis et préserver la paix et la stabilité sociale. « Quand le Pdci, le Rdr et le Fpi s’affrontent pour la conquête et la reconquête du pouvoir, la guerre reviendra », a soutenu le Pps. S’engageant à convaincre, par tous les moyens, les irréductibles à prendre cette option qui implique diplomatie et sagesse, d’où la nécessité pour le Rdr de mettre tout en œuvre amener adversaires et alliés autour d’un parti unifié en ratissant large. « Le Rdr doit éviter les communications discourtoises envers les alliés notamment le Pdci », suggère Mathias Kakou. Quant au vieux parti, le leader du Pps estime qu’il doit « laisser la place à une nouvelle génération d’hommes politiques et de dirigeants ». C’est pourquoi, pour le Pps, « on ne doit plus parler d’alternance en 2020 mais plutôt de succession ». « Le peuple a besoin d’une nouvelle génération d’hommes politiques pour protéger jalousement les acquis de la gestion et du développement que le président Ouattara nous aura laissé. De l’abîme dans lequel elle était plongée pendant plus d’une décennie, le président Ouattara vient de donner un nouveau visage à la Côte d’Ivoire. Ces acquis doivent être protégés par son successeur », a-t-il fait savoir. Par ailleurs, à tous ceux qui contestent le président de la Commission électorale indépendante, le président du Pps rappelle qu’il a été placé à la tête de la CEI sous Laurent Gbagbo. « Certes les élections de 2010 ont suscité quelques soubresauts. Mais Youssouf Bakayoko a respecté le verdict des urnes. S’agissant du processus de réconciliation, le Pps estime beaucoup d’efforts ont été faits. « Le président Ouattara a trop fait pour la paix et la réconciliation », a-t-il soutenu. Prenant pour exemple la libération de plusieurs prisonniers de la crise postélectorale, l’arrêt des poursuites contre certains dignitaires de l’ex-régime, le rétablissement des droits de certains dirigeants de l’opposition et la normalisation de l’espace politique et la création de la commission dialogue vérité et réconciliation (Cdvr).
A.K.





