Côte d’Ivoire / Apaisement du climat social : La chambre des rois et chefs traditionnels prend des engagements
Le roi des N’Zima Kotoko, a été honoré, ce mardi 23 janvier par ses pairs. A Yamoussoukro, au siège de la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels (CNRCT), l’ensemble des membres du directoire, le personnel civil et militaire ont présenté leurs vœux de nouvel an, à Sa Majesté, Amon Désiré Tanoé. Les gardiens des us et coutumes, ont saisi, cette tribune pour prendre des engagements fermes en vue de contribuer à la gouvernance du pays. Une profession de foi qui n’a laissé personne indifférent. Après avoir passé au peigne fin les sujets relatifs à la cohésion et au climat social en Côte d’Ivoire, Sa Majesté Amon Désiré Tanoé a appelé ses collègues à plus de responsabilité et de détermination dans l’accomplissement de leurs missions. « La Chambre nationale en tant qu’institution constitutionnelle, doit s’engager à prendre une responsabilité active pour accomplir ses missions le plus dignement possible. C’est ensemble que nous devons prendre cet engagement en votre nom certes mais aussi au nom de nos différentes communautés de base et au nom de l’Etat (…) Nous devons prendre part à la gouvernance de notre pays. Chaque jour, nous devons prendre conscience et conduire nos activités en ayant les yeux rivés sur les directives de promotion et de développement économique, social et culturel de notre pays. La chambre des rois et chefs traditionnels nous lie dans un nouveau destin pour servir la Côte d’Ivoire, notre pays », a-t-il exhorté. A son tour, Nanan Gbizié Lambert, 2ème Vice-président de la Chambre des Rois, et porte-parole des membres du directoire, a dénoncé les crises survenues en 2017 et qui ont entravé le climat social. « L’année 2017 a été particulièrement difficile pour notre pays, constamment touché par des grèves et des mutineries mais également pour notre institution naissante, régulièrement confrontée à des contradictions internes, à la gestion de nombreux conflits au sein de nos populations, à notre positionnement dans l’échiquier des institutions de l’Etat et à la recherche de cadre juridique précis pour son fonctionnement ».
E.K





