Côte d’Ivoire / Après des tirs entendus au port d’Abidjan et à la SIR : Plusieurs gendarmes mis aux arrêts
Depuis le soulèvement des soldats les 6 et 7 janvier dernier et la décision du gouvernement de leur verser les 12 millions de primes réclamés, une vague de mutinerie s’est emparée de toute l’armée ivoirienne. Du coup, tous les éléments se sentent revêtus du droit et du pouvoir de réclamer des primes à l’Etat ivoirien. Les gendarmes, ce corps d’élite et respecté, n’a pas tenu compte de la haute considération que leur vouent les tenants du pouvoir ni la confiance et le respect qu’ils inspirent, pour se jeter dans le mouvement au risque de corroder leur image. C’est ainsi que mercredi dernier, les éléments du nouveau patron le général Nicolas Kouakou, une façon bien singulière mais étrange de lui dire « bonne arrivée », vont mettre le port d’Abidjan, le poumon de l’économie ivoirienne, en état de siège et soumettre les opérateurs de ce secteur pendant des heures. Comme cela ne suffisait pas, ces éléments devenus bien « incontrôlés » vont prendre d’assaut, la société ivoirienne de raffinage(SIR), un autre symbole du pays avant de projeter d’aller bloquer les deux ponts Houphouët-Boigny et De Gaulle. Au rythme des tirs nourris et des traumatismes des populations abidjanaises. Cette façon de manifester ou du moins de réclamer des primes a paru bien curieuse aux autorités ivoiriennes qui ont décidé de réagir. Et elles n’ont pas eu tort. En effet, des renseignements indiquaient que les gendarmes déversés dans la rue, n’étaient pas tous du corps. Et donc, n’avaient pas tous, la même intention. Cela veut dire qu’ils étaient infiltrés avec des intentions déstabilisatrices. D’ailleurs, les messages lancés à partir des réseaux sociaux confirment bien cette situation. Plusieurs personnes qui nourrissaient secrètement la chute du régime en place au nombre desquelles Damana Picass et Hanny Tchelley ont clairement indiqué attendre « tranquillement la fin du long métrage ». « Assois-toi bien pour suivre ce long métrage palpitant. Bon scénario à rebondissement. Avec des acteurs qui campent bien leurs rôles. Pas trop de dialogue mais de l’action. Le film tient toutes ses promesses(…) Je mange tchogon, il y a du gnamakoudji. Le film va prendre fin bientôt », jubilait l’épouse du chanteur, François Kency. Ce qui naturellement va susciter plusieurs condamnations des proches du régime d’Abidjan. Sur le terrain, les choses étaient désormais claires. Des gens tapies dans l’ombre, veulent utiliser le fallacieux prétexte de primes des mutins, pour poser des actes à visées subversives. C’est ainsi que la garde républicaine est sortie à son tour pour prendre les choses en main. Les éléments du colonel Edouard Amichia vont prendre en chasse ces fameux gendarmes avant de les encercler aussi bien au port qu’à la SIR. Ils seront tous désarmés et certains mis aux arrêts pour nécessité d’enquête. Résultat de cette riposte, la journée d’hier jeudi a été des plus calmes. Pas un seul bruit de bottes dans la capitale économique.
A.K.
San-Pedro : Les deux auteurs de trouble arrêtés
Le chef bandit finit toujours par mourir à la fin du film quoi qu'il fasse, comme le dit l'adage. Certes, le pire a été évité mais les auteurs des bruits de bottes dans la nuit du mercredi 18 janvier 2017 dans la cité balnéaire San-Pedro ont été finalement appréhendés par une patrouille des forces armées de Côte d'Ivoire. Auparavant non identifiés, notre source sécuritaire nous a livré ce jeudi 18 janvier que ce sont effectivement des éléments du rang des FACI en exercice à l'état major de la 5ème légion de gendarmerie territoriale de San-Pedro. Ces deux gendarmes arrêtés le plus tôt possible répondront de leurs actes. C'est le lieu de tirer le chapeau à toutes les autorités locales des forces de sécurité pour avoir permis à cette population de San-Pedro de dormir tranquillement après ses tirs de fusils qui ont duré pratiquement une demi heure minutes. Il avait pour objectif de demander un ralliement de leurs camarades à l'effet de réclamer des primes impayées qui font l'objet de manifestations bruyantes chez les soldats. Ces tirs pour rappel ont été entendus au port autonome, à l'aéroport, à la gare routière, au corridor et biens d'autres quartiers de la commune dont le quartier Séwéké 4, jouxtant la 5ème Légion de gendarmerie territoriale. La vie a repris son cours normal à San-Pedro.
B.V.





