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Ceux qui suivent le procès CPI contre Laurent Gbagbo et Blé Goudé devront s’attendre à d’autres révélations la semaine à venir. En effet, après les déclarations fracassantes du général de corps d’armé, Ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Gabon, Philippe Mangou, c’est autour du général Firmin Detoh Letoh (57 ans), commandant de l’armée de terre ivoirienne sous Laurent Gbagbo, de dire sa part de vérité devant la Cour pénale internationale, sur la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Son audition est prévu pour débuter mercredi en tant que témoin à charge contre l’ex-chef de l’Etat et l’ex-leader de la jeunesse dite patriotique Charles Blé Goudé, dont le procès s’est ouvert en janvier 2016.

Né le 29 septembre 1960 à Abidjan, l’ancien pensionnaire de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr en France, a été promu à la tête de l’armée de terre en 2009 sous M. Gbagbo puis chef d’état-major général adjoint en 2011 à l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara.

Depuis janvier 2017, il a été admis à la retraite. Sa déposition intervient après celle de l’ancien chef d’état-major des armées, le Général Philippe Mangou.

Mais avant le Général Mangou, trois autres officiers supérieurs de l’armée ivoirienne sous M. Gbagbo avaient déjà été auditionnés: l’ancien patron de la gendarmerie, le Général Edouard Kassaraté, celui de la police, Bredou M’bia, et le Général Guiai Bi Poin, ex-chef du défunt Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS, unité en charge de lutte contre le grand banditisme)