646_presi.jpg

Les présidents du Togo et du Benin Faure Gnassingbé et Thomas Boni Yayi sont arrivés, hier en Côte d’Ivoire, pour présenter leur condoléance au chef de l’Etat, Alassane Ouattara et au peuple ivoirien suite à l’attaque perpétrée par des terroristes sur la plage de Grand-Bassam qui a fait 18 morts et 33 blessés.  

 

La Côte d’Ivoire continue de recevoir les condoléances de la sous-région. Les présidents togolais et béninois ont effectué le déplacement à Abidjan pour exprimer leur compassion au peuple ivoirien. « Nous sommes là cet après-midi à Abidjan, le président Yahi Boni et moi-même pour dire le grand choc, l’indignation qui a traversé nos populations respectives après ce qui s’est passé à  Grand Bassam. Je voudrais commencer par dire ma vive condamnation de cet acte effroyable qui vient de frapper un pays frère, un pays qui est une terre d’accueil, d’hospitalité pour tous les autres Etats de la sous-région », a déclaré le président Faure Gnassingbé.  En ces moments tragiques et assez éprouvants, il a tenu à dire tout son soutien au président Alassane Ouattara et exprimé au nom du peuple Togolais, une grande compassion et une grande solidarité au peuple frère de Cote d’Ivoire. « Cet élan de solidarité est d’autant plus grand que les liens de solidarité et de fraternité qui unissent le Togo et la Côte d’Ivoire et c’est au nom de cette amitié que j’ai demandé au président Ouattara de transmettre nos condoléances les plus sincères aux familles éplorées et de dire également nos souhaits de prompt rétablissements aux blessés qui ne sont pas encore guéris »,a-t-il indiqué. Le président togolais a exprimé son admiration vis-à-vis des forces de défense et de sécurité pour la qualité de la riposte qui a très rapidement mis en déroute les terroristes et à  limité le carnage qui aurait selon lui pu être beaucoup plus élevé du à l’attaque de trois hôtels. « Je salue donc leur professionnalisme, leur rigueur et leur efficacité », a-t-il reconnu. Il a souligné que la Côte d’Ivoire n’est pas le premier pays qui est frappé par le terrorisme. De son avis, le terrorisme ne peut se combattre seul. « Il  y a des réponses nationales qui ont leur importance, mais elles doivent être complétées et amplifiées par une réponse régionale et même internationale », a-t-il soutenu. Il a également indiqué qu’ils se réuniront autour du président Alassane Ouattara et dans un cadre approprié, pour réfléchir sur la question, parce que tout simplement, aucun pays ne peut vaincre le terrorisme.

 

Traiter le mal à la racine, selon Boni Yahi

 « Ce qui est important, c’est ce que nous aurons à faire au niveau sous régional pour que nous puissions aller le plutôt que possible parce qu’en réalité nos Etats sont fragiles », a-t-il expliqué. Il a lui aussi salué la réaction des forces de l’ordre. « La rapidité avec laquelle les forces de l’ordre sont intervenues, je ne peux que m’en féliciter et saluer le professionnalisme et le dispositif que vous avez mis en place. Nos félicitations aux forces de sécurité, Monsieur le président », a-t-il émis. Aussi, Thomas Boni Yahi a-t-il souhaité l’expertise du président Ouattara au niveau de toute la sous-région dans la cadre de l’Uemoa ou de la Cedeao. « Il faut le plutôt possible aller à la mutualisation de nos efforts, nos ressources et nos compétences pour que sur le plan technique, d’échange d’informations et de renseignements, nous puissions effectivement bâtir un espace suffisamment sécurisé », a-t-il déclaré. A cet effet, il a fait savoir  que la question du terrorisme doit être traitée à la racine. « C’est pourquoi je voudrais à partir d’Abidjan, lancer cet appel pressant à la communauté internationale. Le phénomène du terrorisme relève de la compétence internationale. Nous sommes depuis un certain nombre d’années en train de traîner sur ce dossier », a-t-il déclaré.

L.F.