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Les parties civiles impliquées dans l’affaire du bombardement de Bouaké (centre) s’impatientent, gagnées par une certaine incertitude quant à une suite favorable de leurs prétentions.

En effet, chargée de l’enquête française sur le bombardement de Bouaké, qui fit 10 morts et 33 blessés en novembre 2004, la juge d’instruction Sabine Khéris a clos fin septembre l’instruction ouverte il y a douze ans.

Cette décision pourrait déboucher sur un procès par contumace, en l’absence des pilotes biélorusses devant la cour d’assises de Paris. « Il faut que le procureur général émette un réquisitoire définitif et qu’une nouvelle ordonnance de renvoi soit prise. Ce qui pourrait prendre des années », précise Me Jean Balan, l’avocat des parties civiles. Fin octobre, ce dernier a envoyé un long courrier aux parlementaires français pour attirer leur attention sur ce qu’il estime être une « manipulation française ».

 

Cour de justice de la République

 

Me Balan espère ainsi pousser Jean-Claude Marin, le procureur général près la Cour de cassation, à se prononcer sur la demande de renvoi devant la Cour de justice de la République des anciens ministres Michèle Alliot-Marie (Défense), Dominique de Villepin (Intérieur) et Michel Barnier (Affaires étrangères), en fonction au moment des faits et soupçonnés d’entrave à l’enquête. Une demande restée sans réponse depuis février 2016.

 

Depuis le déclenchement de cette affaire, la procédure piétine devant les tribunaux français où le dossier a été porté.

 

Voulant reconquérir les zones centre nord et ouest (CNO) après le déclenchement de la crise en septembre 2002, le pouvoir de Laurent Gbagbo, sous la conduite de son chef d’état-major, le général Philippe Mangou, va lancer l’opération « Dignité ». Les sukhoïs lancés pilotés par des Biélorusses, vont bombarder la base de la Licorne, le lycée américain ainsi que le lycée des jeunes filles de Bouaké.

A.K. avec J.A.