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Trois magasins ont été littéralement ravagés par un incendie au quartier Air France de Bouaké, ce samedi. Le feu qui se serait déclaré aux environs de 15 heures a entièrement ravagé un magasin de tapisserie, un salon de coiffure-dame et un magasin de pompage de gaz butane comme carburant des taxis aux abords du collège TSF de la ville de Bouaké. L’incendie a été circonscrit par les soldats de feu de la 3ème compagnie des sapeurs-pompiers militaires de la région du Gbèkè. Selon les informations recueillies, aucune perte en vie humaine. Cependant, les dégâts sont importants. Le jeune Abou, gérant du magasin de gaz, a été évacué très rapidement aux urgences du CHU de Bouaké pour des soins intenses.  Dame Adjo Adèle, propriétaire du salon de coiffure est inconsolable. « On était là et soudain, on aperçoit la fumée sortir du magasin de gaz, géré par le jeune Abou. Il est sorti, le corps tout blanc, brûlé par les flammes de feu du gaz. Ce sont ses cris qui ont attiré notre attention. Mais c'était déjà trop tard. J'ai pu sauver quelques matériels de travail surtout les plus importants de mon magasin et le reste a été emporté par le feu. Nous demandons à la mairie de faire quelque chose car le gaz est très dangereux pour la population et surtout les élèves. Les magasins de gaz aux abords des écoles sont très dangereux pour nos enfants, le gérant ne sait même pas qu'il ne doit pas fumer ou être tout le temps au téléphone à côté des bouteilles de gaz », fait-elle savoir. Les explosions des bouteilles vont entraîner des perturbations de cours au collège TSF, surtout à cause des projectiles des bouteilles de gaz. Afin d'éviter le pire, les enseignants ont libéré les élèves. « On était en plein cours quand tout d'un coup, on a entendu les bruits de l'explosion des bouteilles de gaz du magasin près de la clôture de l'établissement. On ne pouvait plus garder les enfants. On ne sait jamais, alors on a libéré les enfants. On leur a, plusieurs fois demandé de quitter les abords de la clôture mais peine perdue. Ils ne veulent rien savoir. Nous demandons aux autorités de faire quelque chose », s'est-il inquiété, O.S, professeur de Sciences physiques. Les causes de l'incendie restent encore inconnues. Il faut noter aussi que, les voitures de transport en commun à Bouaké, les taxis communaux et les taxis-brousses, utilisent le gaz butane comme carburant. Ce qui  pousse de nombreux jeunes à s'adonner à ce métier sans les moindres mesures de prudence. Conséquence, l’on assiste régulièrement à ce genre de drame dans la capitale du Gbèkè.

 

O. K.