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Le porte-parole du gouvernement s’est prononcé sur le boycott de la révision de la liste électorale par certains opposants à l’issue du conseil des ministres de ce mercredi.

 

Le gouvernement ne comprend pas que l’on veuille empêcher les Ivoiriens d’exercer leur droit civique. Celui de s’enrôler sur la liste électorale pour les élections à venir. Au terme du conseil des ministres de ce mercredi, le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné a affirmé que la constitution et les textes donnent des droits aux populations. Et l’on est libre d’exercer ce droit ou non. De son avis,  les populations ivoiriennes auraient tort de ne pas exercer ce droit. « S’inscrire sur une liste, c’est se donner la possibilité d’être candidat et d’être élu éventuellement. C’est aussi se donner la possibilité d’être électeur. On ne peut pas, de mon point de vue dénier ce droit aux Ivoiriens. Bien au contraire, il faut les encourager pour aller le faire. L’exercice de ce droit à travers le vote est une autre question », a-t-il indiqué. Il a rappelé aux populations que si elles ne sont pas inscrites sur la liste, elles ne pourront pas voter. Parlant de ceux qui appellent au boycott, Bruno Koné a souligné que ce n’est pas au gouvernement  de donner des conseils à ces personnes qui selon lui, ont une large expérience de ce qui passe en Côte d’Ivoire. « Nous nous adressons aux Ivoiriens en les conseillant d’aller se faire enrôler parce que c’est dans leur intérêt et dans celui du pays. Nous souhaitons que ces élections soient totalement inclusives, que la population partout où elle se trouve, participe au choix des acteurs locaux, parce qu’ici, il s’agit des élections locales, régionales et municipales », a-t-il précisé. Concernant l’enrôlement, le porte-parole a dit avoir du mal à comprendre le débat qu’il y a aujourd’hui. « Il faut savoir que le dernier enrôlement qui a été fait, en l’occurrence celui de 2016 a été fait à travers 1 500 lieux d’enrôlement. Il a duré un mois. Prenez 1 500 lieux d’enrôlement multiplié par 30 jours et vous aurez le nombre d’unité que cela représente. Prenez ensuite les 10 580 lieux d’enrôlement qui sont prévus cette fois-ci et multipliez-les par 7, vous êtes pratiquement au double de la capacité qui est donnée. 10 580 lieux d’enrôlement c’est tous les lieux de vote de Côte d’Ivoire. Autrement dit, là où quelqu’un est allé voter à 200 ou à 300 m de son habitation, il pourra aller se faire enrôler, s’il ne l’est pas », a-t-il expliqué. A en croire, le ministre des Ntic, la capacité d’enrôlement n’a jamais été aussi forte que cette année. Poursuivant, il a rappelé que les élections en Côte d’Ivoire se déroulent en un jour. Et dans les   10 580 lieux de vote, la Commission électorale indépendante (Cei) arrive à faire voter tous les Ivoiriens en une journée. Par contre cette année, une semaine est dégagée pour permettre à ceux qui ne sont pas enrôlés et dont le nombre est bien plus faible que ceux qui sont déjà enrôlés de venir le faire. « Personnes ne peut dire que nous avons réduit la capacité ni dire que nous avons empêché les Ivoiriens d’aller se faire enrôler.  Il s’agit d’être pragmatique.  Au contraire nous pensons que le dispositif mis en place cette année est le plus efficace qu’il a été  mis en place depuis plusieurs années. 10 580 lieux d’enrôlement c’est à 100 m de tous les lieux d’habitation », a-t-il soutenu.

L.F.