Côte d’Ivoire / Ce qui se cache derrière ces remous : Pourquoi il faut redoubler de vigilance
La peur et la terreur ont changé de camp après la folle semaine qu’a connue la Côte d’Ivoire. Les fins limiers du système sécuritaire sont en action dans tout le centre du pays. Les individus identifiés sur les photos et les vidéos sont à présents traqués, et près d’une centaine a déjà été arrêtée. Très peu d’entre ces malfrats ont été détenteurs d’un compteur électrique, et la très grande majorité est issue des pays de la sous-région, principalement des pays limitrophes du nord selon une source sécuritaire crédible. Il est donc évident que ces manifestations n’ont rien à avoir avec les facturations décriées de l’électricité. Surtout que tous les témoins affirment que ces manifestants ( ?) agissaient selon un mode opératoire qui indique qu’ils étaient en mission de destruction systématique. Les langues sont en train de se délier et les jours à venir, de terribles révélations seront faites sur les commanditaires. Mais pour l’heure, les rues des villes du centre sont en train d’être jonchées des objets pillés, les pilleurs ayant désormais peur de se faire prendre avec ces objets. Des actions sont certes en train d’être poser pour arrêter ces individus venus pour détruire et piller. Mais il faudra redoubler de vigilance pour que ces sales actes ne surviennent plus sur le territoire national. Il faut redoubler de vigilance pour que ces manifestations ne soient récupérées par d’autres individus aux intentions encore plus sombres, lugubres et maléfiques. En remontant le temps, l’on se rappelle en effet que la Côte d’Ivoire a connu certains bouleversements qui sont partis de faits anodins et souventes fois banaux. L’on avait pensé que les manifestations qui ont débouché sur les événements de 1990 étaient du fait de la détérioration des termes de l’échange et de la baisse des prix des produits agricoles. Mais la vérité avait éclaté plus tard selon laquelle, les populations étaient plutôt victimes des manipulations orchestrées par Gbagbo et consorts. Le président Bédié a été renversé en 1999 parce que l’on avait banalisé et minimisé l’apparente saut d’humeur des militaires revenus de Centrafrique. Les Ivoiriens n’avaient pas encore fini de disserter sur les ‘’zinzins’’ et les ‘’Bahéfouè’’, que le monde entier a découvert qu’il s’agissait plutôt d’un coup d’Etat militaire. Idem pour le coup de force qui avait failli coûter à Gbagbo son régime en 2002. Des mois durant, le prédécesseur d’Alassane Ouattara avait refusé de communiquer et même de tenter de faire revenir les militaires Ivoiriens alors refugiés au Burkina-Faso. Malgré les appels lancés dans ce sens par les autorités Burkinabè, le Woody avait lui-aussi banalisé et minimisé ce risque jusqu’à ce que ces militaires lui ravissent 60% du territoire qu’ils ont gouvernés près de dix années durant. A l’instar des maires d’Abobo et de Yopougon qui prennent des mesures pour préserver leurs communes de la destruction, les responsables politiques et administratifs doivent tous redoubler de vigilance et d’ingéniosité pour préserver leur territoire de troubles. Puisqu’il ne s’agit plus de manifestation contre la CIE et que le mouvement est principalement mené par des non-nationaux, le système sécuritaire doit adapter et réorienter ces modes d’action. En attendant que les autorités Ivoiriennes décident que ce pays ne soit plus le terreau des malfrats et des résidus de la sous-région ; en attendant que l’on agisse désormais selon la recommandation du président Macky Sall qui estime qu’il faut lier le principe de libre circulation aux impératifs sécuritaires ; en attendant que les autorités se convainquent réellement que beaucoup de bouleversements partent souvent des faits apparemment anodins, toutes les mesures doivent être prises pour protéger les biens publics et privés sur toute l’étendue du territoire.
D.F.B.





