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Les conseillers régionaux du Hambol étaient en conclave, ce samedi 24 février 2018 à la salle Nielbien Alphonse de la mairie de Katiola, pour la tenue des première et deuxième sessions ordinaires 2018 du Conseil régional. Ils ont adopté un budget primitif 4 milliards 500 millions FCFA, dont 1 milliards 248 millions Frs CFA de fonctionnement et 3 milliards 260 millions FCFA d’investissement. Non sans avoir admis une contre-performance dans leur précédente gestion, qui engage certes une responsabilité collective, mais imputable en grande partie au président déchu, le ministre Jean louis Billon. « Le précédent Conseil régional n’a pas été performant. De 2013 à 2017, il a investi seulement 2 milliards 500 millions de nos francs alors qu’il a reçu plus de 10 milliards 800 millions FCFA. Le budget a été pour la plupart exécuté à 30%. Et les opérations qui ont été menées n’ont pas été faites dans les règles de l’art », a accusé Kalil Ibrahim, président par intérim du Conseil régional de Hambol au cours du point de presse qui a ponctué ce rendez-vous. Toujours selon l’intérimaire, « cette gestion peu orthodoxe de l’ex-président Traoré Gnoumapln Ibrahim est imputable aussi au ministre Jean-Louis Billon, car c’est lui qui a été élu à la tête du Conseil régional du Hambol ». « Il est important pour moi de faire la lumière sur ce que j’ai trouvé  », s’est-il dédouané, avant de promettre remettre l’équipe régionale sur les rails. « Nous allons d’abord réaliser un schéma directeur de la région avec l’ensemble des maires et sous-préfets. Car le Hambol est la seule région de notre pays à ne pas avoir de schéma directeur. Ensuite, nous allons organiser les orpailleurs et les producteurs d’anacarde de la région. Il faut prendre des initiatives pour créer des emplois. L’état de providence est terminé », a-t-il sonné la fin de la récréation. Konaté Ibrahim Kalil a été nommé à la tête du Conseil régional de Hambol depuis le 11 janvier 2018 après la destitution du président Jean-Louis Billon, dont la suppléance a été assurée par Traoré Gnoumaplin Ibrahim pendant son temps de séjour au gouvernement en qualité de ministre de commerce.  

 

D.V.K