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Le Lieutenant Dezahi de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) a  donné le top 5 des arnaques les plus récurrentes en Côte d’Ivoire. Ce jeudi 26 octobre à Cocody II Plateaux à l’occasion d’un panel qu’il a animé au cours du  Salon international de l’originalité d’Abidjan (Origigi). Le lieutenant Dezahi a exposé les actions de ses services dans la lutte contre  les « brouteurs » en Côte d’Ivoire, puisque c’est la criminalité la plus connue de tous. Dans son exposé, il a cité l’usurpation d’identité, par laquelle des personnes se font passées pour autrui afin d’escroquer des tiers. Cette malfaisance entraîne un préjudice de 1 milliard de nos francs. Ensuite, il a noté la violation de correspondance, c’est- à- dire le piratage des comptes mails pour escroquerie. Comme troisième élément, il a cité l’introduction des données frauduleuses dans les ordinateurs via des virus ou des logiciels malveillants permettant de copier des données personnelles. Vient ensuite la pratique  en vogue de ces derniers temps : l’escroquerie via téléphone, mails en avançant (pour appâter) des offres d’emploi alléchantes, des bourses d’études, des lots de loterie à retirer. En 5ème position, les arnaques aux faux sentiments, c’est à dire les chantages sur des vidéos compromettantes,  le sextape… Le policier a pris le soin d’énumérer des  conseils, des actions à ne pas faire quand on est connecté. Mettre à jour sur les réseaux sociaux les allers et venues en temps réels, des choses qui donnent des informations à des personnes malveillantes; poster des photos  lorsqu’on est nu;  accepter l’amitié de personnes inconnues physiquement; fréquenter les groupes qui promeuvent des accès illégaux; répondre aux mails de destinataires pas très perceptibles dont on n’a aucune idée claire. Il conseille cependant d’avoir des mots de passe forts et complexes ; fermer ses mails et comptes avant de fermer le navigateur…Il  a  aussi indiqué que la cybercriminalité a coûté 1 milliard 400 millions de francs à l’économie ivoirienne en 2016. D’où leur tâche qui prend de plus en plus d’envergure. Il a exposé sur les actions de répression et de sensibilisation menées sur le terrain, dans les écoles. En dépit de quelques difficultés dont la non coopération des populations. Il a interpellé surtout les familles quant à leur devoir d’éduquer leurs enfants. Le salon Origigi referme ses portes aujourd’hui avec la publication de son rapport dans l’après midi. Mais bien avant, ce dernier jour débutera par le panel animé par l’agence de régulation des télécommunications et des opérateurs téléphoniques (ARTCI).

 

R. Konan