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En Europe depuis plus deux ans pour apporter une réponse à la question de dédommagement des victimes des déchets toxiques en Côte d’Ivoire, Claude Gohourou, le président de  la Coordination nationale des victimes de déchets toxiques de Côte d’Ivoire(CNVDT) est rentré au pays depuis quelques jours en compagnie des avocats français du cabinet Edouard Campbell et associés. Il a ramené dans sa besace plusieurs bonnes nouvelles au nombre desquelles figure en bonne place la publication de la liste provisoire de toutes personnes (plus de 140000) à indemniser sera publiée le 26 octobre prochain et surtout la venue d’ici une semaine d’une forte délégation d’experts et d’avocats sur les bords de la lagune Ebrié pour rencontrer les victimes elles-mêmes. Samedi, le leader de la CNVDT, a animé un meeting à la place Inchallah de Koumassi devant plusieurs centaines de milliers de victimes. Il a rassuré les victimes sur la bonne évolution des dossiers en indiquant qu’il est venu à Abidjan pour accélérer le processus de la prise en compte des dossiers des victimes déjà engagé. Selon Claude Gohourou, l’heure a sonné pour tenir un discours de vérité et de responsabilité envers les victimes. Il a invité toutes les personnes à indemniser et celles qui ont des dossiers à valider à se rendre sur les sites de Port-Bouet, de Koumassi et d’Angré pour se mettre à jour.  « Je suis là pour veiller à ce que ce dernier verrou soit levé. Le 8 novembre quelque chose va se passer », a-t-il promis. Claude Gohourou a également annoncé que le fait nouveau dans l’affaire des déchets toxiques est l’introduction d’une action pénale des membres de sa coordination recevable contre Trafigura au parquet de Paris. L’identification  de plus de 140 mille cartes biométriques de victimes de déchets toxiques pour le compte des victimes de déchets toxiques de la coordination nationale des victimes de déchets toxiques de Côte d’Ivoire est en voie d’achèvement. Les retraits de cartes ont démarré depuis le 3 août 2017 à Port Bouet,  Koumassi et Cocody. Les responsables de la CNVDT déjà recensés, ont pour mission la distribution de ses cartes sécurisées. « Ceci est un pas en avant en espérant que les organisations de victimes suivront les exemples de la CNVDT pour une base fiable de vrais bénéficiaires afin de  répondre à la condition des juges », a-t-il souhaité. Depuis 11 ans où a eu lieu la catastrophe du Probo Koala, les efforts des associations semblent porter leurs fruits. En effet les magistrats en charge du dossier ont levé le dernier verrou en faveur des victimes en se déclarant compétents pour trancher et homologuer tout accord entre Trafigura et les victimes. L’une des conditions de cette bonne nouvelle est la mise à disposition devant les magistrats d’une liste fiable et irrévocable des personnes à indemniser. Cela est d’autant plus déterminant que Trafigura se cachait derrière cet argument de liste pas fiable et non exhaustive. Le bout du tunnel semble se
confirmer pour les victimes qui attendent depuis longtemps.

A.A.