2897_gnamien-k..jpg

Chassé du gouvernement en novembre 2016 et maintenant libéré de l’Union pour la Côte d’Ivoire(UPCI), le parti qu’il a créé à la veille de la présidentielle de 2010, l’ancien ministre ivoirien de l’Habitat rural, semble désormais esseulé.  Manquant d’espace pour s’exprimer (il est devenu activiste sur les réseaux sociaux) et cherchant vainement à jouer les tribuns, Gnamien Konan crie dans le désert. Le député de Botro fait feu de tout bois surfant sur tout et n’est perceptible nulle part. C’est ainsi que l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur a appelé lundi le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) à quitter le Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP), justifiant qu’il ne voyait « pas l’intérêt » pour la formation politique du président Henri Konan Bédié de demeurer dans la coalition gouvernementale.

« Je ne vois pas l’intérêt pour le PDCI d’être au RHDP », a affirmé Gnamien Konan, critiquant « les règles de fonctionnement actuels » de cette coalition. Gnamien Konan serait-il devenu le coach du PDCI, parti créé avant sa naissance ? Ou chercherait-il à prendre la tête du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) ? Pourquoi s’intéresserait-il encore à cette alliance si elle ne représente rien pour lui ?

Gnamien Konan a quitté volontairement son mouvement (du moins c’est ce qu’on avance) pour une marche à la Macron. Cela suppose qu’il devrait avoir une attitude républicaine, un projet de société, une ligne de communication précise, se débarrassant de toutes fioritures et des sentiers battus. Mais que non.

L’ancien directeur général des douanes ivoiriennes piqué par la mouche de la politique en 2009, se comporte comme un politicien déjà dépassé et donc du passé. Il critique pour critiquer, s’oppose pour s’opposer avec des idées plutôt revanchardes que réfléchies.

Gnamien Konan a démissionné le 10 juin de la présidence de l’Union pour la Côte d’Ivoire (UPCI) qu’il a lui-même fondé et qu’il dirigeait depuis 2009.

« J’ai pris mes distances vis-à-vis des partis politiques », a-t-il expliqué. Certainement s’étant rendu compte que les partis politiques sont contre-productifs pour atteindre son but. Mais alors et encore faut-il que l’ancien leader de l’UPCI  fasse des propositions qui intéressent les Ivoiriens plutôt que de tomber encore dans les querelles partisanes.

Samedi, un nouveau président de l’UPCI a été élu à l’issue d’un congrès extraordinaire à l’hôtel président de Yamoussoukro, un congrès auquel Gnamien Konan n’a pas assisté.

 A.K.