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Le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro était aux côtés du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, hier au stade de la paix de Bouaké pour le meeting de Clôture de la campagne du référendum. Dans un discours bref et concis, il a montré l’importance  de l’avènement de la 3ème République. Ci-dessous son adresse aux militants.

Les premiers mots qui viennent du fond du cœur, sont des remerciements pour cette grande mobilisation et ce grand moment que nous vivons ici à  Bouaké. Monsieur le président de la République, c’est avec grande émotion que je prends la parole non pas pour délivrer un discours, le seul discours attendu aujourd’hui est celui que vous allez tout à l’heure livrer aux populations. Je voudrais en ma qualité de fils, mais aussi en ma qualité de président de l’Assemblée nationale, au nom du peuple de Côte d’Ivoire et de la ville de Bouaké, monsieur le président, vous dire toute notre gratitude, pour une raison. La constitution de 2020, votée dans un contexte délétère, d’illégitimité qui, dans les faits, a conduit à beaucoup de catastrophes et beaucoup de morts dans notre pays, méritait qu’il y ait une alternative. Vous aviez le choix de l’inaction et de laisser cette constitution qui a produit des morts et des morts en vigueur, mais vous aviez aussi le choix heureux de donner à la Côte d’Ivoire et à la postérité, une nouvelle constitution. Vous avez pris la décision audacieuse de donner à la Côte d’Ivoire une nouvelle constitution, celle de la 3ème République. Pour cela, l’Assemblée nationale vous a soutenu et accompagner dans ce projet noble de donner une 3ème République à la Côte d’Ivoire où nous aurons la stabilité, la paix, la possibilité de travailler au développement de notre pays. Monsieur, le président, l’avènement de la 3ème République est une chance pour la Côte d’Ivoire. Quant à nos détracteurs, nous leur répondrons tout simplement qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Il appartiendra aux générations futures de l’améliorer si elles le désirent. Si cette constitution n’est ni le Coran ni la Bible elle doit être le bréviaire de tous les ivoiriens. Le peuple de Bouaké uni comme un seul homme vous attend pour écouter votre message. Je suis convaincu que vous donnerez la nouvelle et les éléments pour que nous soyons de plus en plus fiers de vous. Au nom de cette population, je vous dis merci encore de venir et de permettre à Bouaké de s’inscrire dans la droite ligne de la continuité de l’histoire de notre pays. 

Propos retranscrit par Lassina Fofana, envoyé spécial à Bouaké