Côte d’Ivoire / Kakou Mathias, président du Pps : « Houphouët-Boigny n’acceptera jamais une alliance avec le Fpi »
Le Parti pour le progrès et le socialisme (Pps) a tenu, ce jeudi au Plateau son deuxième congrès ordinaire. A l’issue des travaux, le président du Pps, reconduit à la tête de son mouvement, s’est prononcé sur plusieurs sujets d’actualité dont la gouvernance Ouattara.
A la suite de son deuxième congrès ordinaire où il a été reconduit à la tête du son parti, le Pps, Mathias Kakou s’est dit préoccupé par la situation socio-politique en Côte d’Ivoire. Le leader du Pps a dénoncé l’usage fait du mot alternance que certains politiques ont dévoyé, l’assimilant tout simplement à la succession du président en exercice, Alassane Ouattara. « Les gens parlent d’alternance comme succession d’Alassane Ouattara sans proposer de programme de société. Pour nous, c’est faire en sorte que l’Ivoirien ne meurt plus de paludisme, que les prix du café et cacao augmentent, que les jeunes diplômés ne gèrent plus les cabines téléphoniques. C’est la bonne gouvernance, c’est aller vers la démocratie », a estimé Mathias Kakou. Qui au demeurant, a apprécié le travail abattu par la coalition des Houphouëtistes, depuis l’avènement du président Alassane Ouattara au pouvoir. « Le Rhdp a bien travaillé. Il faut le remercier. Le développement harmonieux est devenu au centre des préoccupations. Partout le pays est au travail, il y des infrastructures, les ponts, les nouvelles routes, l’université a été réhabilitée. Les réalisations du Rhdp, des présidents Ouattara et Bédié, sont concrètes. Le bilan du Rhdp est largement positif. La Côte d’Ivoire a changé et est très bien avancée, aujourd’hui », a apprécié le leader du Pps. Aussi, quoi que sa présence aux côtés du Rhdp ne soit pas toujours facilitée, le Pps demande officiellement à faire son entrée au sein de la coalition. « Nous voulons une signature solennelle pour avoir la force de faire la promotion du Rhdp. A l’appel du présidium du Rhdp, nous répondants favorablement. Nous ne venons pas pour réclamer des postes ministériels mais pour recentrer le débat. Nous aurons notre mot à dire », a lancé le responsable des progressistes. D’autre part, reconnaissant le rôle fondamental joué par le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Mathias Kakou a lancé un appel au président Henri Konan Bédié afin de reprendre sa place au sein du Rhdp. « Je remercie le président Bédié pour avoir contribué à la paix, à la stabilité et au rayonnement diplomatique de la Côte d’Ivoire. Toutefois, sa place n’est pas ailleurs. Aller ailler, c’est tuer cinq fois le président Houphouët-Boigny. Houphouët-Boigny n’acceptera jamais de faire alliance avec le Front populaire ivoirien (Fpi). La place du Pdci n’est pas dans d’autres plateformes », a-t-il fait savoir. Avant de se dire prêt à participer activement à des négociations pour le retour du Pdci au Rhdp. Se prononçant sur la récente libération des prisonniers de la crise postélectorale, Mathias Kakou a voulu mettre fin à la polémique. « Personne n’a forcé le président Ouattara à libérer un prisonnier, il a agi pour la pardon, la réconciliation et la paix. Nous devons l’encourager à faire plus. Le Fpi lui-même n’a jamais demandé la libération de Simone Gbagbo. Ils ont toujours demandé de libérer les prisonniers politiques. Mais il y a des gens qui travaillent dans le secret. Il faut remercier le président Ouattara qui a été inspiré par Dieu », a tranché le patron du Pps. Par ailleurs, Mathias Kakou a estimé que « nous devons travailler pour que la Côte d’Ivoire reste une et indivisible et qu’on ne parle plus de parti politique mais de la Côte d’Ivoire ». Aussi, a-t-il estimé que « ce que Guillaume Soro a contribué à construire, ne puisse pas être détruit. Il a toute sa place au Rhdp, auprès du président Ouattara ». Au total, le Pps a lu une motion de soutien au président de la République et l’a félicité pour sa clairvoyance et son leadership, et lui a renouvelé son attachement. Le parti s’est engagé à défendre par tous les moyens, les actions et le bilan du chef de l’Etat et l’a encouragé à continuer le dialogue avec le Pdci.
A.K.





