Côte d’Ivoire / Kandia Camara avertit les fraudeurs aux examens : « Le candidat qui se fera prendre, ira en prison »
Pendant trois jours les acteurs du système éducatif vont plancher à Abidjan sur les avancées et les problématiques du secteur. La ministre de l’Education nationale, Kandia Camara a profité de cette tribune pour mettre en garde les fraudeurs des examens à grand tirage.
La ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Technique, de la Formation professionnelle a procédé, ce mercredi à Cocody à l’ouverture des travaux de lancement de la revue sectorielle Education - Formation, plateforme interactive au service de la qualité du système éducatif. En marge de cette cérémonie, co-organisée par son ministère et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et en partenariat avec l'Unesco, la Kandia Camara s’est prononcée sur la bataille contre la fraude aux examens à grand tirage. Elle s’est félicitée de constater le recul de la tricherie aux examens ces dernières années. En s’engageant dans cette lutte, la ministre a indiqué que son objectif est de crédibiliser le diplôme ivoirien. « Nous voulons que tous les étudiants nantis de n’importe quel diplôme puissent aller partout dans le monde pour poursuivre leurs études ou trouver un emploi. Et cela nécessite un diplôme crédible et reconnu par la communauté internationale », a-t-elle expliqué. Toujours selon elle, la fraude est négative pour les élèves eux-mêmes et pour les futurs cadres qu’ils sont. La ministre a lancé un appel aux candidats afin de se garder de poser tout acte de compromission. Car selon elle, il n’y a que le travail qui paye. « Le candidat qui se fera prendre non seulement peut aller en prison mais sera interdit pour une période de 5 ans d’interdiction de concourir à un examen sur le territoire ivoirien », a-t-elle menacé. S’exprimant sur la revue sectorielle de l’éducation, la ministre de l’Education nationale s’est dite déterminée à poursuivre le travail entamé et faire en sorte que tous ses objectifs soient atteints. La revue annuelle vise à faire le bilan et débattre des conditions d'amélioration du système éducatif ivoirien, à travers des thématiques pertinentes. Même point de vue pour le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui a encouragé les participants à poursuivre la réflexion afin de donner un système de qualité aux élèves. Quant à Dr Sophie léonard, représentante adjointe de l’Unicef en Côte d’Ivoire, chef de file des partenaires techniques et financiers dans le secteur, elle a relevé quelques difficultés dans la mise en œuvre du programme. Si elle a salué les efforts du gouvernement en matière de construction et de réhabilitation des établissements scolaires, elle a toutefois souligné que les moyennes cachent d’importantes disparités régionales, laissant 1,6 millions d’enfants entre 6 et 16 ans en dehors du système scolaire. « La plupart d’entre eux sont inscrits dans des écoles communautaires ou des structures islamiques d’éducation non intégrées. Nous ne devons pas oublier les milliers de filles qui abandonnent l’école en raison du mariage des enfants ou des grossesses précoces », s’est-elle inquiétée.
Aka





