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Les travailleurs du secteur de l’Enseignement préscolaire et des affaires sociales, réunis au sein du Collectif des syndicats d’enseignants et travailleurs sociaux de Côte d’Ivoire (Cesetsci), était en Assemblée générale, le samedi dernier dans la commune d’Adjamé.

Après avoir observé du 24 au 26 avril derniers, une grève de trois jours, pour revendiquer une amélioration de leurs conditions de vie et de travail, les membres du Collectif  des syndicats d’enseignants et travailleurs sociaux de Côte d’Ivoire (Cesetsci), se sont réunis dans un centre d’éducation sociale, sis dans la commune d’Adjamé. Il s’agit à en croire le porte-parole de ce collectif, Gouessé Diomandé, de faire le point de ces trois jours d’arrêts de travail et réfléchir sur l’attitude à tenir. « Nous sommes réunis avec nos camarades syndiqués, pour débattre sur deux points à l’ordre du jour : le bilan des trois jours de grève et le la reconduction de la grève. Nous avons noté que la grève a été largement suivie et des rencontres ont été initiées par les ministères concernés pour entamer des négociations. Mais nous ne sommes pas satisfaits. Cela dit la grève continue », a-t-il déclaré à la presse, au sortir de cette assemblée générale. Qui a été sanctionnée par des résolutions. Il ressort d’ailleurs de ces résolutions que la grève reprend au lendemain de la célébration de la Fête du travail (le 2 mai). «  (…) L’Assemblée générale, vu le compte rendu fait par les secrétaires généraux des différentes rencontres avec les ministères de la Fonction publique ; de la Femme de la Protection sociale et de la Solidarité ; et  de l’Emploi et de la Protection sociale, vu la non satisfaction des deux points majeures des revendications du collectif, décide :

1-     la reconduction de la grève pour trois jours (du mercredi 02 au vendredi 04 mai 2018 inclus).

2-     l’élaboration par les secrétaires généraux du collectif de proposition de solution au gouvernement à tous les points de revendications.

3-     la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire le samedi 5 mai 2018, pour faire le bilan de la situation et projeter de nouvelles perspectives (…) ».

C’est ce qu’on peut lire en substance des résolutions prises  par les fonctionnaires grévistes. Ils entendent ainsi maintenir la pression sur les pouvoirs publics, afin qu’une solution soit enfin trouvée à leurs revendications majeures. Notamment, la question des indemnités de logement des éducateurs préscolaires adjoints, des maîtres d’éducation spécialisée, des maîtresses adjointes d’éducation permanente, des instructeurs de formation professionnelle de base adjointe et des maîtres d’éducation physique adjoint ; la question de la création de cadres de dialogue social au sein des ministères de tutelle pour un règlement consensuel des problème corporatistes qui se posent ; la question de l’octroi d’une indemnité de risque et de sujétion à l’action sociale et humanitaire, en faveur des professionnels du service social, etc.

A.A.