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Les membres de la Nouvelle Alliance du Faso-NAFA, section Côte d’Ivoire dirigée par Joséphine Kantiono, ont réclamé depuis Abidjan, la libération de l’ancien  ministre des Affaires étrangères  du Burkina Faso, le général Djibril Bassolé détenu, depuis septembre 2015 à Ouagadougou.  «Nous appelons le président  Roch Marc Christian Kaboré, à créer un climat de paix et de tolérance au Faso et de booster la justice afin que les personnalités incarcérées arbitrairement retrouvent la liberté pour qu’ensemble, les fils du pays mains dans la main bâtissent le Faso.

S’il est vrai que dans l’affaire d’écoutes téléphoniques, le cas de Guillaume Soro accusé de complicité a été réglé par voie diplomatique, que l’on prononce un non lieu pour Djibril Bassolé. Car il s’agit du même dossier pour lequel il est toujours incarcéré», soutient, Kouda Saïdou, secrétaire général adjoint de la NAFA, formation présidée par Rasmané Ouédraogo et dont Djribil Bassolé a été le candidat, lors de la présidentielle de 2015 au Burkina Faso. L’ex-ministre de l’ancien président Blaise Compaoré est accusé de complicité, de haute trahison,  atteinte  à la sûreté de l’Etat et de collusion avec des forces étrangères. Sous la transition burkinabé, il a été arrêté le 29 septembre 2015 après le putsch manqué du général Gilbert Diendéré, proche de  Blaise Compaoré.

La section de la Nafa à Abidjan appelle l’implication de  la Côte d’Ivoire dans la libération  de son leader Djbril Bassolé. «Au départ il y avait plusieurs chefs d’accusation dont les affaires d’écoutes téléphoniques, lors de la dernière requête on ne parle plus d’ancien dossier, mais que Djibril Bassolé aurait communiqué avec  un ancien commandant d’une région militaire de l’armée qui ferait route vers Ouagadougou, lors du coup d’état manqué  de Diendéré, c’est une manœuvre politique. Nous disons non ! Ce serait un grand acte que le  pouvoir d’Abidjan s’implique pour sa libération», ajoute-Saidou.

Selon la représentante de la NAFA en Côte d’Ivoire, Joséphine Kantiono,  Djibril Bassolé ne ferait l’objet d’aucun traitement dégradant de  la part des autorités:

«Il a le  moral haut. Il est bien traité, il est en résidence surveillée. Je l’ai rencontré le 14 février 2016. Il y a deux semaines, j’ai demandé une audience, mais pour des questions de procédures, c’est sa femme que j’ai pu rencontrer, il va bien», révèle-t-elle. «Nous pensons qu’il est  de ceux qui peuvent relever le Burkina Faso, qu’il soit libéré  pour se mettre au service du pays », appuie la représentante de la direction de la NAFA en Côte d’Ivoire.

Une mission officielle de la  NAFA sera  bientôt en Côte d’Ivoire. «Nous saisirons cette occasion pour demander l’implication du pouvoir d’Abidjan dans la libération du ministre Bassolé», expliquent  les dirigeants de la Nafa qui indiquent que les  burkinabé de la diaspora restent  mobilisés pour leur droit au vote.  «C’est  un droit et les nouvelles autorités le disent. Cette formation politique née aux lendemains de l’insurrection populaire au Burkina Faso qui a enregistré la démission de Blaise Compaoré traduite par la chute de son pouvoir. La NAFA s’est assigné pour mission de lutter pour garantir la paix, la liberté et la justice à tous les burkinabé.

A.K.