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La Maison de la Presse d’Abidjan (MPA) sise au Plateau a abrité les 18 et 19 décembre derniers, un atelier de formation sur les questions relatives au droit du travail et aux libertés associatives et syndicales.

 

‘‘La convention collective et sa mise en œuvre’’ ; ‘‘La liberté d’associations et les conventions 87 et 98 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT)’’ ; ‘‘La liberté d’association en Côte d’Ivoire : était des lieux’’ ; ‘‘ Les défis des femmes journalistes en Côte d’Ivoire’’ ; Tels sont les thèmes qui ont meublé l’atelier de formation sur les questions relatives au droit du travail et aux libertés associatives et syndicales, organisé par l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) en collaboration avec la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), dont le président Pa Louis Thomasi, basé au Sénégal est venu de Dakar pour participer aux travaux.

Intervenant sur le thème ‘‘ Les défis des femmes journalistes en Côte d’Ivoire’’, dont elle avait la charge d’animer, Agnès Kraidy, journaliste au groupe Fraternité Matin et consultant à la Banque Mondiale, a fait l’état des lieux de la situation de la gent féminine dans les médias. On note malheureusement une sous-représentativité des femmes dans les médias, leur absence aux postes de responsabilités, des stéréotypes culturels et sociologiques sur leurs compétences et leur indisponibilité dans leurs familles. « Les femmes sont victimes des stéréotypes dans les rédactions, qui font que les employeurs ont du mal à leur faire confiance dans nos médias. On préfère les envoyer en reportage lorsqu’il y a par exemple des concours de beauté, des défilés de mode et autres activités caritatives. Alors qu’elles ont les mêmes compétences que leurs confrères (…) Ce sont des préjugés auxquels la femme journaliste est malheureusement confrontée. Nous avons tous l’obligation de faire face à cette situation et réfléchir aux voies et moyens, pour trouver des solutions. Il faut que les femmes journalistes soient plus ambitieuses pour réussir leur carrière. C’est vrai qu’on accuse les hommes, et surtout, les employeurs de ne pas faire de la place aux femmes. Mais ils arrivent aussi très souvent de voir qu’elles même ne se battent pas. Pour des raisons familiales, elles ont tendances  à reculer lorsqu’elles sont face à des responsabilités qui doivent leur permettre de connaître une promotion dans les services », a-t-elle exhorté, non sans ajouter qu’il faut aussi travailler à transformer les mentalités sur la perception des femmes dans les rédactions.   

Outre Agnès Kraidy, les autres thèmes de cet atelier ont été animés par le journaliste Guillaume Gnato (Secrétaire général du Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ivoire (Synappci), M. Innocent Tsumbu (Représentant résident d’UNIFRICA) et M. Mesmin Komoé (PCA de la Mutuelle générale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (Mugefci)).

A en croire le président Traoré Moussa, président de l’UNJCI,  l’initiation de cette première activité sur l’épineuse question des libertés des associations et des syndicats dans les entreprises de presse (numérique, écrite et audiovisuelle) vise à annoncer la couleur  d’une synergie d’actions entre tous les professionnels des médias et les pouvoirs publics pour l’amélioration des conditions de travail et de vie de tous travailleurs du secteur.

Abou Adams