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Les automobilistes sortant ou entrant à Abidjan, ont vécu le calvaire devenu désormais le quotidien des populations ivoiriennes. En effet, Le trafic a été fermé au corridor de Gesco, dans la commune de Yopougon, à l’Ouest d’Abidjan, par des militaires et gendarmes dans la nuit d’hier à aujourd’hui aux environs de 3 heures du matin avant qu’il ne soit rouvert vers 8 heures.

Postés sur des pick up de l’armée ou à pied, armes automatiques au point, ces militaires, pour la plupart encagoulés, avaient érigé des barricades, à ce poste de contrôle, empêchant toute entrée et sortie de véhicules.

Vers 08h30 (GMT et locale), le trafic a repris à ce corridor où dix pickup du Centre de commandement des décisions opérationnelles (CCDO, unité spéciale de la police ivoirienne) étaient stationnés.

Le 6 janvier, Bouaké (Centre), avait été le point de départ d’une mutinerie qui s’était propagée dans la plupart des grandes villes du pays, y compris Abidjan. Les soldats réclamaient le paiement de primes dont les premiers versements ont débuté dix jours plus tard.

Le 17 janvier, alors que certains soldats avaient commencé à percevoir leurs primes, un nouveau soulèvement est parti de Yamoussoukro, la capitale politique pour s’étendre à d’autres villes du pays, faisant quatre morts selon le gouvernement.