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C’est une autre bataille juridique qui est déclenchée concernant la commune tant convoitée du Plateau. En effet, ce mercredi, le préfet d’Abidjan Toh Bi Irié, a été désigné président de la délégation spéciale en charge de la gestion de la commune aux lieu et place du maire élu par les populations.

Le préfet d’Abidjan cumulera ainsi ses fonctions propres avec celles de maire de la commune du Plateau, déjà objet d’une bataille féroce entre le pouvoir en place et le PDCI-RDA, depuis les élections du 13 octobre dernier.

Dans la foulée, le maire élu par les populations est lui convoqué demain à la police économique. La maire intérimaire Yapi Jacques, appuyé par des réseaux proches du parti au pouvoir (RDR) menés par Sea-Jean Honoré, accuse en effet Jacques Ehouo de détournement de 5,14 milliards de Francs CFA par le truchement de sa structure de communication NEG-COM.

 

Du côté du maire élu, la riposte se prépare. Au d’une conférence de presse tenue ce même ce mercredi, Me N’dri Claver, avocat de Jacques Ehouo a fait savoir que les actes que posera la nouvelle délégation dirigée par le préfet seront frappés de nullité.

La cour suprême a donc été pour une nouvelle fois sollicitée pour départager les parties en conflit.

 

L’on se rappelle encore que lors de la campagne pour les élections municipales du 13 octobre, le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, en soutient à l’adversaire de Jacques Ehouo, avait déclaré que ce dernier ne pourra pas s’installer à la mairie même s’il réussissait à se faire élire.

 

Pour certaines langues, il y manifestement abus de pouvoir et d’autorité car même s’il y a une procédure judiciaire déclenchée à l’encontre du maire élu, celui-ci demeure innocent tant que sa culpabilité n’a pas été prouvée.

A.K.