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Les élections locales pourraient avoir bientôt lieu. Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné a donné les détails du décret portant organisation de ces joutes électorales.

 

Les élections sénatoriales pourront bientôt être organisées. A en croire le porte-parole du gouvernement, la pièce manquante du puzzle a été trouvée. L’information a été donnée ce mercredi, à Yamoussoukro au cours du conseil des ministres. « Au titre du ministère de l’Intérieur et de la sécurité, le conseil a élaboré un projet de loi organique relatif à l’élection des sénatoriale », a-t-il indiqué. La mise du Sénat selon lui,  a pour objectif de renforcer la démocratie dans le pays, conformément à la constitution. Expliquant le mode opératoire des sénatoriales, Bruno Koné indique que les sénateurs sont élus par suffrage direct. Ces derniers seront choisis par les élus que sont les députés, les conseillers régionaux, municipaux et de district. Et le chef de l’Etat devra nommer un tiers de ces élus locaux. Il a ajouté que le projet de loi permet de fixer les conditions d’élections des sénateurs. Justifiant le retard qu’a pris cette élection,  Bruno Koné explique que le gouvernement avait besoin de ce décret avant d’envisager la suite. Parce qu’il manquait quelque chose. « Donc maintenant que la totalité des textes est prise, le gouvernement peut passer à l’étape suivante pour envisager un calendrier pour ces élections locales. A ce stade, aucune décision n’est prise. Mais en application de notre constitution, ces décisions vont permettre au gouvernement de passer à l’étape suivante, celle de la fixation d’un calendrier », a-t-il indiqué. Outre le Sénat, des lois organiques ont été adoptées et sont relatives à l’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil économique, social et environnemental, et du Médiateur de la République. A ces  nouvelles réformes, s’ajoute la Cour des comptes qui remplace la Chambre des comptes de la Cour suprême. « Ces projets de loi qui portent sur la Cour des comptes, le Médiateur de la République, le Sénat et le conseil économique, social et environnemental viennent compléter la nomenclature de ces différents organes de façon à les rendre conformes à la constitution adoptée les 7 et 8 novembre 2016. Elles permettront à ces institutions de consolider la cohésion de la nation ivoirienne et l’encrage démocratique de l’Etat pour renforcer la nouvelle République dans ses fondements politique, social et économique », a précisé le porte-parole du gouvernement.

 

L.F