Côte d’Ivoire / Les ex-combattants démobilisés suspendent leur mot d’ordre de grève à Bouaké
« A l’issue de la rencontre avec le ministre du Transport Amadou Koné, le dimanche 16 avril dernier à Bouaké, nous membre du collectif des associations des ex-combattants démobilisés de Côte d’Ivoire avons pris acte de la promesse du président de la République pour son implication personnelle afin qu’une suite favorable soit donnée aux revendications de l’ensemble des ex-combattants de Côte d’Ivoire ». Tels sont les propos signés de Amadou Ouattara, porte-parole de la Cellule 39 et des ex-combattants démobilisés au cours d’une rencontre avec la presse, vendredi dernier pour suspendre la menace d’insurrection qu’ils ont laissé planer sur le pays à compter de ce lundi. Lequel mot d’ordre d’actions d’humeur lancé, il y a quelques jours. Ils disent suspendre leur mot pour accorder le temps au gouvernement de mieux apprécier le contenu de leurs revendications, suite aux promesses de l’émissaire du gouvernement, le ministre Amadou Koné. « Pour témoigner de notre bonne foi, nous avons accordé un moratoire de quelques jours au président de la République Alassane Ouattara, notre père à tous qui entend régler définitivement notre problème posé depuis maintenant treize (13) années. Pour un premier pas, nous l'avons fait d'une manière humble vis-à-vis du président Ouattara et du gouvernement et nous remercions le ministre Amadou Koné qui s'est évertué à nous rassembler et à défendre notre cause. Nous avons fait le nôtre, nous attendons du gouvernement le leur », ont-ils conclu. Non sans proférer de menaces de reprises des mouvements de grève suivis d’une série d’actions à intensité progressive si aucune avancée significative n’est constatée. Par conséquent, Amadou Ouattara, porte-parole de la Cellule 39 et ses camarades, entendent rendre « responsable le gouvernement des déconvenues qui découleraient de son entêtement et de son mépris vis-à-vis » d’eux. Ces ex-combattants démobilisés revendiquent principalement la signature d’un décret leur accordant le grade de Caporal avec effet financier (…), et une prime de guerre de 12 millions de Frs Cfa, qui leur aurait été promise à la sortie de crise.
D.V.K





