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Les organisations professionnelles de Katiola (centre) de la plateforme syndicale de tous les corps de la Fonction publique de Katiola ont organisé, ce mercredi 6 décembre 2017, une marche de protestation contre les violences subies. Cette action sera suivie d’un arrêt de travail de 72 heures dans les établissements publics pour réclamer le dédommagement des victimes et la poursuite des auteurs de violence. Ils exigent par ailleurs plus de sécurité dans l’exercice de leur fonction et la protection de leurs droits. C’est un ras-le-bol qu’expriment ces fonctionnaires mécontents face aux assauts répétés des personnes qui s’en prennent violemment à eux, à leurs familles, et à leurs biens quand des situations se présentent sous les regards impuissants des autorités. Ils condamnent la sauvage bastonnade des agents de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves  (OIPR) de  Katiola en patrouille ordinaire dans la réserve de faune et de flore du Haut Bandama par des riverains le mardi 21 novembre  2017. Après ce forfait, ces occupants illégaux du parc se sont déportés en ville, armés de gourdins, de machettes, de fusils calibre 12 pour saccager et piller  les locaux des Eaux  et forêts, la SODEFOR et l’OIPR. Pendant ces évènements, le commissaire de police Lasme Marcellin qui tentait une médiation, a été molesté et dépouillé de ses biens. Dans la foulée, un Enseignant du primaire public en service  au groupe scolaire Gbédékaha, a essuyé le courroux en pleine classe des populations, le jeudi 23 novembre 2017 pour « avoir réclamé 500F de frais d’examen du CEPE à ses élèves », relèvent-ils. Quelques jours auparavant, le mercredi 8 novembre  2017, une frange de la population  venue de Fronan,  a assiégé et menacé d’incendier la section du tribunal pour protester contre le procès d’un des leurs, prenant le juge en otage. Par conséquent, les fonctionnaires dénoncent la récurrence de ces actes de violence gratuite, qui font d’eux la cible idéale de personnes animées d’animosité. En avril 2015, des Enseignants en grève au collège moderne de Katiola, qui réclamaient le déblocage des avancements sur les salaires et le reversement des stocks des arriérés, ont essuyé la furie des populations qui les ont poursuivis à travers la ville, les ont bastonnés avant de s’en prendre à leurs familles et autres biens. Même scénario, en novembre 2016. Les agents de la police de Katiola ont fait  les frais du décès d’un repris de justice abattu. Bilan du jour : le commissariat, le véhicule de patrouille puis les domiciles de certains agents ont été pillés et incendiés. « Vu les violences répétées à Katiola, le collectif des Fonctionnaires et agents de l’Etat du département de Katiola réuni en Assemblée générale extraordinaire les 25, 27, 29 novembre 2017, a décidé d’une marche  pour  protester  vigoureusement contre ces violences  sources d’insécurité et psychose pour les Fonctionnaires », lit-on dans la motion de protestation. Les médiations sont en cours entre les autorités et les manifestants pour faire tomber la tension.

 

D.V.K