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On retient d’eux qu’ils sont habillés de façon très spéciale, le visage toujours badigeonnés de noir ou encagoulés. Ce sont eux qui sont intervenus efficacement, le 13 mars 2016 pour riposter à l’attaque des terroristes qui avaient frappé à la station balnéaire de Grand-Bassam. Ces soldats de l’armée ivoirienne ne savent pas seulement que manier les armes pour défendre la patrie ou les populations.

Ils se sont illustrés d’une surprenante manière lors d’un mouvement d’humeur dans leur camp, ce mardi. Où des Tirs nourris ont été entendus à Adiaké dans le sud-est de la Côte d’Ivoire et où des éléments des forces spéciales sont stationnés, troublant la quiétude des populations de cette petite localité. Alors que le mouvement déclenché par leurs frères d’arme de Bouaké, les 6 et 7 janvier derniers, avant de s’étendre à plusieurs casernes du pays, semble avoir pris fin.

Les entrées et sorties du camp sont bloquées depuis. Des coups de feu ont été entendus dans la ville d’Adiaké, selon plusieurs témoins joints par téléphone.

« Ces hommes, qui seraient des militaires sous les commandements du Général Lassana Doumbia à qui ils reprocheraient de les avoir « grugés » sur la prime journalière de sécurisation des frontières. Au lieu de 8 000 F CFA par personne et par jour, le Général leur verserait la somme de 1000 F. Et au lieu de la rétribution mensuelle des soldats qui serait de 250 000 F, le Général Lassana Doumbia leur aurait versé 50 000 F », écrit le site ivoirien Abidjan.net

Cette nouvelle mutinerie des troupes d’élite fait suite à plusieurs semaines de tensions au sein de la grande muette.

Plusieurs corps de militaires s’estiment en effet lésés par les «faveurs faites» aux soldats issus de l’ex-rébellion.

Plus de 8500 soldats issus de la rébellion se sont vus récemment octroyés 12 millions  de Fcfa [19.000 euros]  par personne, après plusieurs semaines de manifestations. Des anciens chefs de cette rébellion ont aussi bénéficié de promotions, prenant pour certains le commandement de plusieurs unités stratégiques du pays.

Les gendarmes, corps républicain et délite par excellence, avaient fini par se joindre aux mutins.

A.K.