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Une grève entamée par les élèves et étudiants à Bouaké (centre) se réclamant du Comité des Élèves et Étudiants de Côte d’Ivoire (CEE-CI) depuis le début de la semaine, est rentré dans une phase critique, ce mercredi. Tous les établissements secondaires ont été atteints par le mouvement. Les salles de classes se sont retrouvées vides. Les  élèves ont manifesté bruyamment dans les rues de la capitale du centre.

Ils y ont érigé des barricades à certains endroits de la ville devant des établissements, et y ont renversé des poubelles le long de parcours de manifestation, pour des infrastructures adéquates aux meilleures conditions d’étude. « Dans notre école, il n’y a pas de table-bancs. Nous prenons les cours par terre. Souvent, nous sommes obligés de venir en classe avec les tabourets de chez nous. C’est bien que le président Alassane Ouattara et le gouvernement exigent la scolarisation des enfants. Mais qu’ils prennent aussi des mesures d’accompagnement. Chaque année, le nombre d’élèves s’accroit mais les infrastructures restent inchangées. A quoi servent donc les cotisations des COGES ou les frais d’inscription ? », S’insurge Dabré Marie France en Tle A1 dans un établissement secondaire de la ville. Outre les problèmes relatifs aux effectifs pléthoriques qui nécessitent l’équipement en table-bancs des établissements,  ils dénoncent l’insécurité grandissante dans les établissements. « Étudier à Bouaké devient un parcours de combattant. Nous élèves, nous ne sommes plus en sécurité. L’insécurité devient de plus en plus grandissante. Le vendredi 20 octobre dernier, un élève en classe de 6ème au lycée municipal Djibo Sounkalo s’est fait poignarder par des inconnus. Ce matin (ndrl : mercredi 25  octobre), nous avons appris l’agression d’un autre élève au lycée moderne de Nimbo. Chaque jour nous assistons à une agression sur un élève. Nous demandons une protection devant nos établissements. Mais nous voulons par notre marche, interpeler les autorités locales à Bouaké afin de se pencher sur la question de la sécurité », a prétexté Yéo Soumaila, élève au collège TSF à Bouaké. Ils se sont rassemblés plus tard dans la journée devant les locaux de préfecture de région de région de Gbêkê pour signifier leurs préoccupations aux autorités préfectorales qui les ont appelés au calme et à la retenue, non sans lancer un appel à reprise des cours.

D.V.K