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Une semaine après son lancement au 15èmme arrondissement d’Abobo, l’opération ‘’Epervier 2’’ a livré ses premiers secrets, ce jour. Au terme du point fait au ministre ivoirien de l’Intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko par le chef du District de police d’Abobo, le commissaire Timité Vassindou. Les résultats sont patents : 595 individus interpellés dont 08 mineurs et 02 braqueurs, 38 fumoirs détruits, 03 champs de cannabis brûlés. A cela, il faut ajouter la saisie de 15 kg de cannabis, 545 boulettes de cannabis, 362 mèches de cannabis, 103 plants de cannabis, 63 comprimés de valium, 02 armes à feu, 287 armes blanches, 13 motos volées, retrouvées dans des fumoirs, 01 grenade. Au cours de cette opération seulement 08 mineurs ont été interpellés, soit 1,34 % contre 587d'adultes, soit 98,66%. Tout cela en une semaine, l’opération ayant débuté à Abobo, le 31 mai dernier. Pour réussir cette mission, environ 4000 policiers, gendarmes, militaires et éléments du CCDO ont été mobilisés dans tout le District d’Abidjan et dans les zones des commissariats de circonscription rattachés à la Préfecture de Police d’Abidjan. Concernant la commune d’Abobo, ce sont 800 éléments ont été déployés sur le terrain. « Une semaine après son lancement, l’opération épervier 2 a permis à nos hommes de détruire trois champs de cannabis, 40 fumoirs, de saisir 300 couteaux et armes à feu, et d’interpeller plus de 580 personnes », a approuvé Hamed Bakayoko.

Il a exhorté les forces de défense et de sécurité déployées dans la commune à « plus de vigilance et les a encouragé à « maintenir la pression sur les personnes indélicates afin qu’ »il règne à Abobo la quiétude et la sécurité totale ».

Le 1er juin, 537 éléments de la police et de la gendarmerie ivoirienne ont été déployés à Abobo dans le cadre de cette opération avec pour objectif la sécurisation, la casse des fumoirs et l’interpellation de personnes indélicates de la commune.

La guerre dans la commune d’Abobo pendant la crise, a eu comme conséquence une insécurité grandissante due à la circulation des armes et également la naissance du phénomène des enfants en conflit avec la loi appelés communément « enfants microbes ».

« Il y a eu le phénomène des enfants en conflit avec la loi que nous refusons d’appeler enfants microbes parce que c’est une façon de les stigmatiser qui ne permet pas de résoudre le problème durablement. A cet âge là, quand vous les enfermez dans les prisons, ils se radicalisent et ils deviennent des bandits plus dangereux. En coordination avec le comité de coordination et de suivi de la réinsertion. Nous travaillons à ce que ces enfants mis à leur disposition, soient mis dans des centres de resocialisation. Parce que ces enfants sont avant tout eux-mêmes des victimes de la crise parce qu’ils n’ont connu que ça. Certes, nous devons les empêcher de nuire mais nous devons leur donner aussi un avenir », a fait remarquer le ministre.

En mai, l’opération épervier » a permis d’interpeller 422 personnes et de détruire 21 fumoirs dans le district d’Abidjan.

A.K.