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Une rencontre historique entre universitaires et têtes couronnées a eu lieu lundi 16 avril au siège de la Chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (Cnrct). Deux points essentiels étaient à l’ordre du jour. Le rendez-vous de Yamoussoukro visait à faire la promotion des us et coutumes et à permettre aux générations futures de se s’imprégner des valeurs cardinales. Une initiative de la Chambre des rois qui entend remplir sa mission  à elle confiée, en passant par le maintien de paix et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. C’est dans cet élan que le directoire de la Chambre des rois et chefs traditionnels a sollicité l’expertise du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, afin de lui apporter l’expérience nécessaire dans le domaine de la promotion des valeurs culturelles et de faire le répertoire des us et coutumes. Cet objectif ne pourra être atteint qu’en mutualisant les forces et en travaillant en synergie avec le monde académique. Ce qu’avait fait savoir sa majesté Awoulae Tanoé Amon Paul à l’ouverture des travaux qui se sont déroulés dans la capitale politique. « La Cnrct et les structures d’enseignement supérieur doivent envisager une perspective dans le domaine de la recherche et de la documentation. Nous avons un essai à transformer ensemble, madame le ministre. Il s’agit d’une requête de collaboration scientifique et technique. La grande expertise de l’université à travers ses unités de formation et de recherche, ses instituts,  ses départements et ses ressources humaines sont pour nous des ressources de premier ordre dans le processus  envisagé d’une collaboration porteuse et fructueuse pour le pays», a confié le roi des N’zima Kotoko. La création d’une plateforme afin de travailler de manière permanente, a été envisagée par les deux entités au cours desdits travaux.  Dans son adresse, la ministre de l’Enseignement supérieur a remercié les gardiens des traditions pour leur implication active dans le domaine de la conservation des œuvres sociales et au retour aux sources. Après avoir passé en revue plusieurs questions liées au  développement et à la cohésion sociale en terre d’Eburnie, en abordant le chapitre concernant les crises à répétition et les violences en milieu estudiantin, la ministre Bakayoko Ly-Ramata a sollicité le concours des sages  que constitue les têtes couronnées, dans la résolution et la prévention d’éventuels conflits : «  le maintien de la paix sur les campus est une condition essentielle au développement des programmes de formation et de recherche. Mon département attend beaucoup de vous pour la consolidation de la paix sur les campus universitaires. L’éducation est tellement fondamentale qu’elle ne saurait être l’apanage des seuls universitaires. Cette mission concerne la famille, la chefferie voir la communauté nationale », a-t-elle confié.

E.K