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Une messe anniversaire de la naissance du père fondateur du PDCI RDA a été célébrée, hier en la mémoire du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne à l'église St Jean de Cocody. Le président Félix Houphouët-Boigny aurait eu 112ans, ce mercredi 18 octobre 2017, s’il vivait encore.

La messe a été célébrée en présence de plusieurs personnalités du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) dont le secrétaire exécutif Maurice Kacou Guikahué, le Vice-président Daniel Kablan Ducan et du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) dont la présidente du Rassemblement des républicains (RDR), la grande chancelière, Henriette Rose Dagri Diabaté avec une délégation du RDR, aux côtés du couple Henri Konan Bédié. Félix Houphouët-Boigny (serait né Dia       Huphouët le 18 octobre 1905 à N'Gokro (Yamoussoukro) selon la biographie officielle - mort le 7 décembre 1993), surnommé « le sage » ou même « Nanan Boigny » ou « Nanan Houphouet » ou encore « le Vieux » (au sens africain du terme), est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Successivement chef traditionnel, médecin, planteur, dirigeant syndical, député en France, ministre de gouvernements français, président de l'Assemblée nationale ivoirienne, maire d'Abidjan, Premier ministre ivoirien et premier président de la Côte d'Ivoire de 1960 à 1993, Félix Houphouët-Boigny tient un rôle de premier ordre dans le processus de décolonisation de l'Afrique, et domine jusqu’à la fin de sa vie, la scène politique de son pays natal.

Partisan de la Françafrique (une étroite collaboration avec l’ancienne métropole, on lui prête d'ailleurs la paternité de ce terme), il parvient de cette façon à développer économiquement la Côte d’Ivoire, notamment dans le secteur agricole, faisant de son pays un îlot de prospérité dans un continent miné par la pauvreté ; on parle alors de « miracle ivoirien ». Mais si l’exportation de cacao et de café a fait la richesse de la Côte d’Ivoire, elle provoque également ses difficultés dans les années 1980, après la chute brutale des cours des matières premières. Dès lors, son régime dominé depuis l'indépendance par un parti unique, le PDCI, miné par une corruption endémique, devient de plus en plus insupportable pour la population touchée de plein fouet par la crise économique. Toutefois, cette coopération avec la France ne s’arrête pas au seul plan économique. S’appuyant sur les réseaux d'influence français en Afrique de Jacques Foccart, proche du général de Gaulle, qu'il connaissait personnellement, il mène une politique qui se traduit par un soutien inconditionnel et mutuel des deux pays, permettant à la France de garder, entre les influences des États-Unis et de l'Union soviétique, le contrôle de son « pré carré » pendant la guerre froide. En échange, Félix Houphouët-Boigny, l’homme de la France en Afrique, se taille une place toute particulière sur la scène africaine, notamment en Afrique francophone et dans le golfe de Guinée, où son influence fut grande.

A.K.