Côte d’Ivoire / Nouvelle CEI : L’opposition recadre l’UA et la tient responsable d’éventuels troubles électoraux en 2020
Sur instruction de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, pour des élections présidentielles de 2020 démocratiques et sans heurts, la Commission électorale ivoirienne (CEI) devrait être reformée pour être indépendante et impartiale.
Ainsi, après de longues tractations entre la majorité présidentielle, la société civile et une partie de l’opposition ivoirienne. La nouvelle réforme de la CEI a fait des gorges chaudes et selon l’opposition, les textes qui régulent l’institution sont beaucoup trop favorables au pouvoir du président ivoirien, Alassane Ouattara avec une présence massive du pouvoir en place.
Le président de la Commission de l’Union Africaine s’était félicité de la réforme apportée à la Commission électorale ivoirienne. Selon Moussa Faki Mahamat, la CEI nouveau format a tenu compte des recommandations de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. C’est la levée de bouclier contre le dirigeant de l’UA.
Tout récemment, Alain Lobognon, cadre du mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI) a interpellé Moussa Faki Mahamat.
Lobognon, un fidèle de Guillaume Soro a indiqué ne pas comprendre le fait que le président de la commission de l’UA se félicite de la prise en compte des recommandations de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples dans la réforme de la CEI. Pour Alain Lobognon, Mr Faki Mahamat fait des confusions.: « La réaction de Mr Moussa Faki Mahamat ne concerne pas l’Arrêt de la Cour Africaine des droits de l’Homme et des peuples, qui loin d’être des recommandations, est une décision de justice qu’un haut responsable de l’Union africaine ne peut ni minimiser, ni ignorer encore moins banaliser comme vient de le faire M. Moussa Faki Mahamat », a écrit le député de Fresco sur son compte Facebook. Alain Lobognon est ferme, « la CEI a encore besoin d’être profondément transformée pour éviter à la Côte d’Ivoire de connaître des remous lors du prochain scrutin présidentiel ».
Le président de l’Union des nouvelles générations tient pour sa part, le président de la commission de l’Union africaine responsable d’éventuels troubles qui pourraient survenir en Côte d’Ivoire à l’occasion du scrutin présidentiel de 2020.
« Monsieur Faki, pour son soutien empreint d’intérêts à Monsieur Ouattara, sera personnellement responsable d’éventuelles crises liées aux élections dans notre pays, puisque cette CEI reformée est encore rejetée par l’ensemble par toute l’opposition et la plupart des animateurs de la société civile », prévient Stéphane Kipré dans une déclaration rendue publique ce mercredi. Avant d’appeler à la sagesse du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.
« Je voudrais encore une fois appeler à la sagesse de M. Ouattara pour ouvrir des discussions inclusives avec tous les acteurs pour favoriser la réconciliation nationale. C'est autour de la table de discussions que nous pourrons régler tous les problèmes y compris ceux relatifs à une CEI plus juste et équitable », a-t-il lancé.
Par ailleurs, le président du groupe parlementaire du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) du Sénat, Alain Cocautrey a aussitôt recadré le Moussa Fakit Mahamat pour cette prise de position.
A.K.





