Côte d’Ivoire / Nouvelle constitution : Les rois et chefs traditionnels demandent la simplification des conditions d’éligibilité
Les rois, les chefs traditionnels et les guides religieux ont été reçus par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara pour prendre leurs propositions, eu égard à, l’élaboration de la nouvelle constitution. Contrairement aux partis politiques de l’opposition, les garants de nos us et coutumes et les religieux ont marqué leur accord pour une nouvelle constitution. « Dès lors que la constitution ne prévoit pas de manière formelle les procédures d’élaboration d’une nouvelle constitution, il ne reste plus que la volonté politique qui va finir par aboutir à l’expression de la volonté du peuple. Dans ces conditions-là, le Président de la République peut de manière tout à fait valable prendre l’initiative de l’élaboration d’une nouvelle constitution », a déclaré, le roi des N’zima Kotoko, Amon Tanoé, par ailleurs, président du directoire de la chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire. S’agissant des conditions d’éligibilité, Amon Tanoé pense qu’il faut les simplifier dans l’intérêt de la paix et mettre en avant la nationalité. « Il faut donc permettre à tout ivoirien de naissance de pouvoir briguer la magistrature suprême », a-t-il plaidé. Il a également trouvé opportun la création d’un poste de vice-président de la République et un sénat. Et dans ces institutions, les femmes devraient être prises en compte, de même que la jeunesse. « S’agissant de l’éligibilité, nous avons aussi dit que le mandat de cinq ans est une bonne période de l’exercice du mandat présidentiel. Qu’on peut retenir deux mandats successifs », a-t-il souligné. Le roi a déclaré qu’ils ont souhaité que l’âge de l’éligibilité soit ramené de 40 ans à 35 ans. Pour ce fait, il estime qu’une fois cette disposition retenue, si les conditions l’exigent après deux mandats de pouvoir, le Président pourra briguer un autre mandat. « Nous avons souhaité naturellement qu’à la suite de ce que le Président a toujours dit, à savoir que la chambre des rois et chefs traditionnels soit une institution, nous avons souhaité que cela soit inscrit dans la constitution afin qu’elle soit une institution constitutionnelle », a-t-il fait savoir. Le secrétaire exécutif du conseil supérieur des imams (Cosim), Ousmane Diakité dit avoir encouragé le chef de l’Etat dans cette voie afin de doter la Côte d’Ivoire d’une constitution consensuelle. « Étant donné que nous n’avons pas eu le temps, nous lui avons demandé l’autorisation de nous accorder quelques jours pour que nous puissions lui faire parvenir notre proposition par écrit », a-t-il révélé. En ce mois de ramadan, il a souligné que des prières ont été faites pour le chef de l’Etat, ses collaborateurs et pour toute la Côte d’Ivoire.
L.F.





