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Le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, en partenariat avec le groupe pharmaceutique Sanofi, et le club ‘’Douleur Afrique’’, organise la 3ème édition du village « J’ai mal… ça suffit », aussi appelée ‘’cérémonie Roadshow Douleur’’. Démarrée depuis le mardi 3 octobre dernier, cette journée fermera ses portes ce vendredi 6 octobre. Ce camp fixé pour 4 jours d’activité à la place Inchallah à Koumassi, est organisé en chapiteaux. Ce, afin de permettre au public d’interagir avec les professionnels de la santé sur les thèmes de « la douleur et les dangers liés aux médicaments de la rue ». En sus, aux médicaments contrefaits et toujours de manière ludique. Le public est servi gratuitement à travers des prestations théâtrales, des stands de médecins et des ambassadeurs ‘’Douleur en rollers’’. Selon Aboubacar Tio Touré, directeur général de Sanofi Afrique sub-saharienne, durant toute sa vie, l’homme fait face à des challenges de santé qu’ils soient mineurs ou majeurs, de longue durée ou de durée plus courte. «Selon l’International Association for the Study of Pain (IASP), 1 personne sur 5 souffre de douleurs chroniques modérées ou intenses. La douleur rend 1 personne sur 3 incapable ou difficilement capable de mener une vie indépendante. Face à cette douleur, les personnes peuvent être amenées à prendre en charge leur mal et les risques de s’exposer aux médicaments de la rue ou à pratiquer de l’automédication sont souvent élevés. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de 100.000 décès par an sont dus au trafic de faux médicaments en Afrique », a-t-il indiqué. Même son de cloche pour Rachel Duncan, représentante de la Direction de la pharmacie, du médicament et des laboratoires du ministère de la Santé, qui n’a pas manqué de signaler que les médicaments falsifiés, un danger pour la santé, est une panacée qui trompe délibérément et frauduleusement sur son identité et sur sa source. Ainsi, selon les statistiques, en Côte d’Ivoire, 30 à 40% des médicaments sont achetés dans la rue. Réputés peu chers, ils sont au mieux inefficaces au pire toxiques voire mortels pour ceux qui les consomment. Importés d’Asie, du Ghana ou du Nigeria, ils transitent par Abidjan pour inonder toute la sous région. Le trafic de ces faux médicaments est en augmentation en Afrique de l’Ouest. Car, il est des plus lucratifs. De fait, il rapporte 20 fois plus que celui de la drogue, avec des conséquences dévastatrices sur la santé. Face à ce défi de santé et aux dangers que représentent ces médicaments contrefaits, ces professionnels de la santé se sont donnés pour mission, avec le soutien du Club « Douleur Afrique », d’accompagner le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, dans sa volonté d’améliorer la prise en charge de la douleur. Mais aussi d’éradiquer le fléau de la contrefaçon des médicaments.

A.C.