1932_mutins.jpg

Comme promis, le paiement des primes des soldats entrés en mutinerie les 6 et 7 janvier dernier est effectif. Le virement a été fait, ce jour et les mutins peuvent se rendre dans leurs banques respectives pour percevoir leurs primes.

Des accords avaient été trouvés, vendredi dernier à la suite de plusieurs heures de négociation entre le Gouvernement et les militaires insurgés. Et la question du paiement desdites primes qui avait été abordée, prévoyait qu'en début de cette semaine, les premiers versements devaient être effectifs. Ce qui avait réjoui d'ailleurs les soldats momentanément fâchés avec la hiérarchie.

« Ils ont été virés (ont reçu des virements, NDLR) dans certaines banques », a affirmé, au téléphone un officier supérieur de l'armée ivoirienne.
Quelque 8.500 anciens rebelles intégrés dans l'armée sont concernés par la
mesure, a confirmé la même source. Selon les termes de ces accords, 5 millions de francs Cfa devraient être versés, ce lundi et un million chaque fin de mois jusqu’à 7 mois. C’est ce qui s’est passé effectivement. Un soldat que nous avons pu rencontrer, ce lundi 16 janvier dans l'après midi, a confirmé l’information. Seulement que les virements ont été effectués progressivement.  Pour les mutins dont la prime n’a pas été versée, ils devront simplement patienter. Ce ne sera qu’une question d’heure. A Bouaké, une centaine de soldats mutins se sont regroupés devant les banques pour retirer leurs primes, mais celles-ci avaient déjà fermé leurs portes.
« Oui, le virement a été fait et je suis passé avant les autres pour vérifier », a confié un soldat joint également par téléphone. Selon plusieurs autres soldats mutins, alors qu'ils se trouvaient toujours devant la Banque de l'habitat de Côte d'Ivoire (BHCI), « chaque soldat a reçu une somme de 5 millions (de francs CFA) sur son compte ». Les soldats s’étaient rebellés les 6 et 7 janvier à Bouaké et le mouvement avait fait tache d’huile, avec des tirs de solidarité dans le pays. La même scène se produite vendredi dernier alors le ministre auprès du président de la République s’était rendu à Bouaké pour finaliser un accord annoncé, samedi, soit une semaine plutôt. Mais les discussions se sont avérées plus complexes que prévues et Alain Richard Donwahi arrivé à 14 heures n’est sorti de la table des négociations que vers 22 heures.

A.K.