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La composition de la commission indépendante électorale (CEI) est toujours au centre des débats. Au cours du Conseil des ministres tenu, hier au Palais de la Présidence de la République, le porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné a révélé que l’ONG ivoirienne, Action pour la Protection des Droits de l’Homme ( Apdh) a traduit l’Etat de Côte d’Ivoire devant la Cour africaine de  justice, le 3 mars dernier. « Au titre du ministère des droits de l’Hommes et des Libertés publiques, la première communication est relative au rapport sur la participation de la délégation ivoirienne à l’audience de plaidoirie du 3 mars  2016 qui s’est tenu lors de la 40ème session ordinaire de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, tenue à Arusha en Tanzanie », a-t-il déclaré. Cette audience, selon lui, était exclusivement consacrée à la requête de l’ONG ivoirienne Action pour la Protection des Droits de l’Homme ( Apdh) laquelle requête tendrait à contraindre l’Etat de Côte d’Ivoire à modifier la loi N°2014-335 du 5juin 2014, portant composition, organisation, attribution et fonctionnement de la Commission électorale indépendante (Cei). Aux dires du porte-parole du gouvernement, l’Ong aurait avancé comme motif que la Cei ne  serait pas conforme à la constitution ivoirienne de 2000 et aux engagements internationaux de la Côte d ‘Ivoire concernant les droits de l’Homme. «  A l’issue d’un débat au cours du duquel les représentants de la Côte d’Ivoire se sont employés à démontrer l’irrecevabilité et le mal fondé de la requête de l’ONG, le président de la cour a levé l’audience sans avoir auparavant indiqué la date du prononcé du verdict. Ce prononcé devrait logiquement intervenir conformément à la jurisprudence de la Cour dans un délai de trois mois après la clôture de la session », a-t-il fait savoir.

Lassina Fofana