Côte d’Ivoire / Reprise du procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé : Division de ses partisans cantonnés loin de la CPI
Le procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a repris, ce jour au moment où enfle la polémique entre ses partisans. C’est une poignée de militants qui ont été cantonnés loin de la Cour pénale internationale(CPI). Comme d’habitude depuis 2011, les patriotes ivoiriens et amis africains et européens, sont arrivés de plusieurs villes européennes, dont principalement Paris pour assister à la reprise du procès contre leur mentor Laurent Gbagbo et son ancien ministre Charles Blé Goudé.
Le froid de ce début de février ne les a pas empêchés de faire le déplacement. La Police à La Haye les estime autour de 200 quand les organisateurs avancent eux 1000 manifestants. Comme c’est très souvent le cas, les manifestants n’ont pas été autorisés à se rassembler aux abords du nouvel immeuble de la CPI. La mairie leur a plutôt octroyé un grand espace gazonné, bien connu dans la ville pour les manifestations qui y sont régulièrement organisées, située au centre-ville, non loin de la gare centrale de train.
Ces derniers jours, les partisans de Gbagbo, Affi et Blé Goudé se sont affrontés sur les réseaux sociaux suite à la publication d’une vidéo par un ex-sous-officier gendarme ivoirien, qui serait réfugié en Scandinavie. Dans cette vidéo, le nommé Johnny Pacheco, affirme avoir croisé un Laurent Gbagbo malade et affaibli à la prison de Scheveningen. L’ex Chef de l’état, auourd’hui âgé de plus de 72 ans ne représenterait plus l’avenir de la jeune génération, selon l’auteur de la vidéo. La levée de boucliers contre l’ex sous-officier ne s’est pas fait attendre.
C’est donc dans un fort contexte de division que le procès reprend. Le petit nombre relatif de manifestants peut être la conséquence des nombreuses dissensions qui traversent l’ex majorité présidentielle. De nombreux «cadres» proches d’Affi N’guessan notamment, ne se sentent plus concernés par ce que qui se passe à La Haye. D’autres refusent de faire comme par le passé le déplacement de La Haye, craignant de se faire agresser.
A.K.





