Côte d’Ivoire / Réformes institutionnelles : La société civile se concerte pour une meilleure efficacité
La société civile ivoirienne s’active, depuis la ville balnéaire de Jacqueville, à mobiliser ses membres autour des institutions de la République. En effet, le Regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits de l’Homme (RAIDH) a convié, avec l’appui financier de son partenaire, Konrad-Adenauer-Stiftung(KAS), une trentaine de leaders d’organisations de la société civile (Osc), pour deux jours de réflexion, à Jacqueville. Sur le thème : « Concertation des Osc sur les réformes institutionnels et constitutionnelles en Côte d’Ivoire ».
Le constat ayant été fait de ce que les populations ivoiriennes méconnaissent les actions, les attributions et les missions des institutions et autorités administratives indépendante nées de la constitution de la 3e République de Côte d’Ivoire adoptée par voie référendaire le 30 octobre 2016.
En réalité, la majorité des citoyens ivoiriens n’ont pas grande connaissance du rôle de nombreuses institutions, notamment, la Chambre des Rois et Chefs traditionnels, l’Autorité de la Bonne Gouvernance, l’Autorité nationale de régulation des marchés publics, l’Autorité nationale de la Presse (autrefois Conseil national de la presse).
Se fondant sur l’article 26 de la constitution considérant la société civile comme l’une des composantes de l’expression de la démocratie et qui contribue au progrès social, Bamba Sindou, coordonnateur général du RAIDH, a estimé que celle-ci ne saurait rester sans voix.
Aussi, la structure qu’il dirige a-t-elle organisé ces deux journées de réflexions afin de permettre à leurs membres de s’imprégner des différentes réformes institutionnelles de cette constitution. Ce, afin de contribuer à l’éducation des concitoyens et concitoyennes pour améliorer, d’une part, leurs relations mais aussi de les engager à adopter des comportements civiques vis-à-vis des biens et édifices publics, d’autre part.
Bamba Sindou souhaite de ce fait mieux appréhender la position des représentants des Ong dans certaines structures. « Nous devons bien comprendre leur rôle dans l’optique d’améliorer nos relations avec elles et voir ensemble dans quelles mesures interagir », a-t-il fait savoir.
Saluant l’initiative du RAIDH, Florian Karner, Représentant Résident de la KAS a souligné qu’ « aucune démocratie ne peut être fiable sans une société civile forte ». Elle doit être l’éveil de conscience des décideurs politiques et en même temps le régulateur de la société afin de pouvoir contrôler l’action publique pour une meilleure gestion de l’Etat et trouver sa place entre la politique et la société car « Si la société civile est trop proche de la politique, elle perd sa crédibilité ». Pour ce faire, elle doit être formée et informée, d’où l’atelier qui mène une réflexion profonde sur les nouvelles réformes qui trouve son sens pour une Côte d’Ivoire où chaque citoyen et institution joue pleinement son rôle pour le bien-être des populations.
Quant à la représentante du ministère auprès du président de la République chargé des Droits de l’Homme, elle a salué la volonté des Osc à contribuer au mieux à l’amélioration des conditions des populations en se formant et vulgarisant ses réformes. Elle a invité le RAIDH à produire des résolutions au sortir de cette rencontre et à les transmettre au cabinet, comme souhaitée par la ministre, elle-même.
A.K. source : Sercom





