Côte d’Ivoire / Réinsertion des ex-combattants : L’Etat ne doit plus rien aux structures d’encadrement
Tout est bien qui finit bien, selon l’adage. En effet, les structures d’exécution de projet Désarmement, Démobilisation et Réinsertion(DDR) des ex-combattants dont les factures étaient en souffrance, ont été totalement payées. Le collectif de ces structures a donné la bonne nouvelle, hier au cours d’un point de presse à Cocody. « A ce jour, sur les 14 structures d’exécution concernées par cette situation, toutes ont reçu les paiements qui leur étaient dus par la CCSR. La dernière à retirer son chèque, le mercredi 22 février 2017. Donc à ce jour, la CCSR dirigée par Monsieur Ago Christian Kodia en qualité de coordonnateur, ne doit plus rien à aucune des 14 structures qui ont exécuté les opérations de suivi, encadrement et formation des ex-combattants dans le cadre de leur réintégration économique et sociale post-crise », a indiqué Joseph Gbamelé, responsable du cabinet SG2A et porte-parole du collectif des structures d’exécution de projet DDR. La Cellule de Coordination, de suivi et de réinsertion(CCSR) née de la défunte DDR, a eu maille à partir avec les structures d’exécution de projet concernant les ex-combattants sur le règlement de leurs factures. Ce qui a créé une petite tension entre les partenaires, depuis le 15 mars 2016. Avant que la situation ne trouve un dénouement heureux avec le paiement de leurs dus. « Nos actions ne visaient qu’une seule chose. Qu’on soit payé pour le travail qu’on a exécuté. On a travaillé près de deux ans sur fonds propres, sans avance. Nous avons encadré entre 30 et 35 mille ex-combattants. Parce qu’on comprenait les difficultés de l’Etat. Notre intention n’était pas de frustrer ou de blesser quelqu’un », a précisé, le porte-parole du collectif. Aussi, tout en s’excusant auprès de tous ceux qui se sont sentis touchés d’une façon ou d’une autre, notamment le Coordonnateur du CCSR, Joseph Gbamelé a saisi l’occasion pour remercier les bonnes volontés qui ont œuvré au règlement de leurs problèmes. « Loin de nous toute idée de jeter un discrédit sur ce haut cadre de l’Administration reconnu pour sa rigueur et son sérieux dans le travail prouvés au cours d’une riche et brillante carrière au plan international. Ce qui a prévalu à son choix à la tête de la CCSR au départ de Monsieur Fidèle Sarrassoro au CNS. Connaissant, le processus DDR pour l’avoir pratiqué en tant que prestataires, nous sommes conscients des exigences et autres défis auxquels Monsieur Ago Christian a dû faire face pour conduire le processus jusqu’à son terme. C’est le lieu d’exprimer notre reconnaissance à tous ceux, à quelque niveau qu’ils soient qui ont contribué à régler cette situation qui menaçait à un moment donné , la survie de nos jeunes entreprises et qui a été ressentie durement par ces hommes et ces femmes qui ont œuvré souvent dans des conditions de travail pénible à l’atteinte des résultat du DDR ivoirien que toute la communauté tant national qu’international ne cesse de louer le modèle », a-t-il émis.
A.K.





