Côte d’Ivoire / Saisons des pluies : Voici les quatre maladies qui menacent la santé humaine
Quatre pathologies menacent la santé des populations pendant les saisons pluvieuses. Il s’agit de la grippe, du paludisme, du virus Chikungunya et de la dengue. A la découverte de ces maladies endémiques.
Nous sommes en période d’hivernage avec son cortège de pathologies. Au nombre desquelles le paludisme, le virus Chikungunya, la dengue et la grippe. La dernière citée est une des maladies infectieuses les plus fréquentes, favorisée par les conditions d’humidité et de chaleur. Elle est une maladie saisonnière transmise par un virus qui s’attaque surtout aux voies respiratoires supérieures. A savoir le nez, la gorge et les bronches, selon les explications de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Cette maladie est favorisée par « les conditions propices à la multiplication de certains germes comme les bactéries, les virus, etc. », a expliqué le Dr. Alioune Diop, médecin au Centre de santé Philippe Maguilen Senghor à Dakar. Selon ce médecin, la chaleur et l’humidité constituent les conditions favorables à la multiplication des virus de la grippe. « Chaque année, durant cette période, nous constatons qu’il y a une petite épidémie de grippe », a fait remarquer Dr. Diop. Tout en soulignant que les modes de contamination de la grippe sont ‘’très rapides’’. Et il suffit d’un cas de grippe pour que ça commence à se répandre par le touché. La grippe se propage dans les endroits fréquentés par de nombreuses personnes telles que les écoles où la transmission peut être rapide, note l’Oms. Pour faire face à cette maladie et ses risques de contagion, Dr. Diop préconise aux personnes atteintes de grippe d’éviter de serrer la main aux autres, d’éternuer et de tousser en face des autres.
Le paludisme, principale maladie de l’hivernage
Le paludisme est une maladie très fréquente durant l’hivernage. Il est transmis à l’homme par des piqûres de moustiques et plus précisément l’anophèle (femelle), selon l’Oms. Selon les spécialistes de la santé, cette maladie fréquente en période d’hivernage est favorisée par les eaux de pluie stagnantes qui sont propices à la multiplication des moustiques et par conséquent, à la transmission du paludisme. En 2015, selon une étude menée par les chercheurs de l’Oms consacrée au paludisme, l’on a enregistré 92% des décès dus à ce mal, sont survenus en Afrique. Ce rapport, publié en 2016, souligne également que 76% des cas de paludisme et 75% des décès dus à cette maladie surviennent dans 13 pays. Principalement en Afrique subsaharienne. Toutefois, de l’avis du Dr. Diop, le paludisme a nettement régressé ces dernières années dans un certain nombre de pays africains. Selon un document du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) du Sénégal intitulé « Plan stratégique national de lutte contre le paludisme au Sénégal (2016-2020) », le paludisme a connu une régression significative de plus de 50% entre 2009 et 2015. Pour la prévention, le Dr Alioune Diop a indiqué que la précaution la plus importante est de dormir sous moustiquaire. Les spécialistes préconisent ce qu’ils appellent les « trois T ». C’est-à-dire dormir sous moustiquaire à Tout moment, Toute l’année et Tous les jours. Mais également dormir sous moustiquaire imprégnée à longue durée d’action (Milda) ».
La dengue, le mal des tropiques
Toujours selon les explications du docteur Alioune Diop, la dengue est une maladie virale qui serait due à la piqûre d’un moustique qu’on appelle « aedes aegypti ». Toutefois, il a indiqué qu’au Sénégal, on ne rencontre pratiquement pas la dengue. « Ces maladies, on les rencontre le plus souvent dans les forêts tropicales, c’est-à-dire dans les zones forestières », soutient le spécialiste de la santé. Au Bénin, le ministère de la Santé et de la protection sociale a identifié plusieurs cas de dengue dans Cotonou (capitale) depuis le début de l’année 2017. Toutefois aucun cas de décès n’a été enregistré et la plupart des cas se manifestent comme le paludisme, note un communiqué dudit ministère daté du 7 juillet 2017. En Côte d’Ivoire, un cas de dengue a été enregistré au mois de mai 2017, dans un district sanitaire de Cocody-Bingeville, selon une annonce du gouvernement. L’Oms note également que 50 millions de nouveaux cas sont détectés annuellement, dont 500.000 cas de dengue hémorragique, qui sont mortels dans plus de 2,5% des cas. Seul 1% des cas évolue vers la phase hémorragique. Il est à noter qu’il n’existe pas encore un traitement spécifique pour la dengue. Selon les recommandations de l’Oms, la prévention et la lutte doivent passer par la couverture, le nettoyage des conteneurs pour la conservation de l’eau domestique. Mais aussi une protection par la pose de moustiquaires, l’utilisation de matériaux imprégnés.
Le virus Chikungunya sévit ailleurs dans le monde
Le virus Chikungunya, comme la dengue, est également une maladie virale transmise par la piqûre du moustique tigre appelé ‘’Aedes albopictus”, indique le site de l’Institut Pasteur. La prévention contre le virus du Chikungunya repose sur la réduction du nombre de récipients naturels (plaques) et artificiels contenant de l’eau. Qui favorise la production des moustiques, mais également par l’élimination des sites de production du moustique à proximité des lieux d’habitations.
A.C. avec ouestaf.com





