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Ce jeudi, au cours du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré, par ailleurs ministre de la communication et des médias s’est prononcé sur le cas des personnes qui sont frappées par la mesure de licenciement au groupe Fraternité Matin, en vue de son redressement économique. « Je voudrais partager avec tous, ma compassion à l’endroit de ces personnes qui sont touchées par ce licenciement. Ce sont des très bons amis à moi, j’ai découvert leurs noms sur la liste. Je note en l’occurrence, Brou Presthone, un ami de longue date et Marcelline Gneproust », s’est-il attristé. Pour justifier cette rupture de contrat, il explique  que depuis plus de 10 ans, la Société nationale nouvelle de presse et d’édition la Snepci subit des contrecoups en termes d’organisation, des difficultés d’ordre opérationnel et financier.  « Depuis dix ans cette entreprise était dans une situation difficile, c’est connu de tous les journalistes. Il a fallu prendre des mesures pour régler les problèmes que l’entreprise traverse », a-t-il indiqué. Pour lui, il était important que l’Etat prenne des dispositions à cet effet pour éviter que le journal se trouve en situation de faillite.  Il a soutenu que la démarche entreprise est dans l’ordre normal de la gestion d’une entreprise. « Quand vous êtes dépassés par les modèles économiques, il faut vous actualiser et cette actualisation fait appel malheureusement à des réductions de personnel et à un ajustement au niveau financier etc. Ce n’est donc pas quelque chose d’extraordinaire, c’est dans l’ordre de la vie d’une entreprise. On a souvent fait de la réduction pour se projeter davantage », a-t-il renchéri.  Dans cette meure de redressement, le ministre a rappelé que  le 16 novembre 2017, il a été pris une décision de restructuration et de redressement articulée sur les aspects de réorganisation opérationnelle. Il a également soutenu qu’une telle mesure est toujours prise sur des critères justifiés et objectifs. A l’en croire, tous les acteurs sont associés aussi bien le syndic interne que l’inspection du travail. « Les uns et les autres qui se trouvent dans cette situation bénéficieront des différents traitements d’accompagnement qu’exige une situation de licenciement économique. Ce n’est pas nouveau, il faut que les personnes qui sont impactées par la mesure soient accompagnées de façon digne et nous veillerons que cela soit fait », a-t-il rassuré. Sidi Touré a juré la main sur le cœur que c’est avec beaucoup de pincement au cœur, mais ils sont obligés de passer par là si l’on veut une société viable qui puisse préexister après ces différentes mesures. Il a rassuré qu’ils restent à l’écoute et que son équipe et lui vont partager ces moments avec les différents collaborateurs en interne. « Aujourd’hui, vous conviendrez avec moi que la Rti se porte mieux après son plan de restructuration, la poste de Côte d’Ivoire se porte mieux après son plan de restructuration », a-t-il rappelé.