Côte d’Ivoire / UGTCI : Ade Mensah retrouve son fauteuil et appelle les travailleurs à s’approprier la nouvelle constitution
Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI) fraîchement installé dans son fauteuil par la Cour suprême, le 3 août dernier, a appelé, hier samedi les organisations syndicales affiliées à sa structure « à s’approprier les nouveaux textes de la nouvelle constitution afin de les expliquer aux travailleurs ». C’était à l’occasion de la reprise des activités de l’UGTCI à la Bourse du travail, samedi dernier. Pour bien voter, a estimé le premier responsable de l’UGTCI, les travailleurs devraient maîtriser les textes, de la nouvelle constitution, les expliquer à leurs membres ». C’est pourquoi, il les inviter à s’approprier la nouvelle constitution, surtout à prendre part au débat qui paraît intéressant pour lui. Ade Mensah retrouve ainsi sa maison, après avoir été tenu à l’écart, 4 ans durant. Pour lui, du 11 septembre 2012 au 3 août 2016, date de sa réintégration par la justice ivoirienne, « l’UGTCI a été plongée dans le barbarisme syndical fait d’imposture et de haine exacerbées à l’égard des uns et des autres entraînant une méfiance entre les responsables de nos structures ». « L’incompréhension et le mépris de nos textes ont fait passer un temps flou pendant cette période écoulée que la justice vient de qualifier de nulle et non avenue et tous les actes et délibérations subséquents en découlant, sont considérés comme n’ayant jamais existé et nuls de plein droit. J’ai été réinstallé, depuis le 3 août à mon poste de secrétaire général de l’UGTCI », a expliqué « le doyen » de la lutte syndicale en Côte d’Ivoire aux travailleurs. Ade Mensah a saisi l’occasion de ce rassemblement, pour informer et inviter ses camarades à « reprendre les activités dans leurs bases respective pour le rayonnement de la centrale afin qu’elle puisse conserver sa place de leader que tout le monde lui reconnait, depuis sa création ». Toutefois, le premier responsable de l’UGTCI a rassuré les syndicalistes que « nous demeurons respectueux des textes qui nous régissent. A ce titre, personne ne doit s’inquiéter d’une quelconque chasse aux sorcières. Bien au contraire, tous les syndicats affiliés sont invités à vaquer à leurs activités d’encadrement des travailleurs ». Pour le secrétaire général de l’UGTCI, son retour est la preuve que les « 3 pouvoirs s’exercent distinctement ». « L’exécutif ne se mêle pas au législatif, ni le législatif ne se mêle au judiciaire, signe de bonne gouvernance qui nous conduira certainement à l’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020 ». Plusieurs syndicats ont apporté leur soutien au SG de l’UGTCI, notamment la plateforme nationale des organisations professionnelles du secteur public de Côte d’Ivoire de Théodore Gnagna Zadi, la Force ouvrière de Zadi Sessegnon et bien d’autres. Vléi Suzanne, première secrétaire générale adjointe était aux côtés de son patron.
A.K.





