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Le débat sur la réconciliation fait rage dans le camp du parti au pouvoir (Rdr). Félicien Sékongo, conseiller du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, n’a pas porté de gants pour dire ses vérités aux hommes politiques ivoiriens. Au cours d’une conférence de presse organisée, samedi dernier, à Abobo/Dokui par le mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (Mvci), dont il est le président du grand conseil. Selon le conseiller du PAN, le chantier de la réconciliation porté successivement par la commission dialogue vérité et réconciliation (Cdvr) et la commission nationale pour la réconciliation et de l’indemnisation des victimes (Conariv), n’a pas été achevée. Pour cela, avance Félicien Sékongo à l’instar de l’alliance du 3 avril qui aspire à une réconciliation vraie, le Mvci ne peut plus continuer sur des sentiers « sans issue ». Au regard de la cristallisation de la vie politique due aux crises successives accompagnées de d’humiliation et de désir de vengeance, le conférencier a soutenu que la réconciliation s’impose comme l’unique issue. « Il faut que nous nous réconcilions. Les harcèlements et les emprisonnements doivent prendre fin. L’émergence ne peut être atteinte dans un esprit de belligérance. Tout le monde a peur de l’avenir de la Côte d’Ivoire, parce que nous craignons tous les élections à venir », a-t-il indiqué. Pour le Mvci, il faut que les Ivoiriens travaillent  à éradiquer les gènes de conflits plutôt que d’ouvrir de nouveaux foyers de tensions. Pour en arriver à une réconciliation vraie, Félicien Sékongo souhaite la cessation des emprisonnements à tendance politicienne, l’arrêt immédiat des intimidations et des harcèlements judiciaires et la chasse aux sorcières. « Que la vaillance avec laquelle nous nous sommes opposés, nous habite pour mener le combat de la réconciliation. Que les politiques comprennent qu’avant de faire leur projet politique, ils se doivent de satisfaire le besoin de réconciliation des Ivoiriens. Finissons avec l’usage de la réconciliation comme thème de propagande fasciste », a-t-il souhaité. Il a estimé que le respect de toutes ces prescriptions fera disparaître la peur de l’issue des joutes électorales et le spectre de l’exil.

L.F.