Heurts à M'Bahiakro.jpg

Une découverte macabre alimente l’actualité à M’bahiakro, depuis lundi. Le corps sans vie de l’adolescente Glahou Edmond Chanceline, élève en classe de 5ème  dans l’enceinte de la prison civile soulève vives émotion et colère. Les traces laissées sur le corps portent à croire  qu’il s’agirait d’un crime rituel. Mais certains ajoutent, qu’elle aurait été violée d’abord avant d’être sauvagement assassiné. Selon notre source sur place,  le corps  de la victime a été retrouvé égorgé et vidée de son sang, comme si la petite aurait été sacrifiée sur un autel de rituel. L’hypothèse que le crime aurait été commis à un lieu X, et que c’est après que le(s) criminel(s) aient déplacé le corps jusqu’à la prison civile, argumente aussi bien le sentiment de crime rituel à la veille des élections sénatoriales.  Aussitôt, une enquête a été ouverte, et un suspect serait le viseur de la justice. Il s’agirait d’un détenu en fin de peine, dont l’identité n’est pas communiquée. Cette nouvelle parvenue aux élèves, a activé leur colère et a été à l’origine d’une marche de protestation organisée, hier,  qui les a amenés à la brigade de la gendarmerie pour réclamer le suspect. Laquelle manifestation a dégénéré en de violentes émeutes. Les jeunes manifestants ont forcé les barrières de sécurité de la gendarmerie, s’en sont pris aux gendarmes et aux locaux de la brigade, qu’ils ont saccagés et incendiés à certains endroits. On enregistre plusieurs blessés au cours des heurts qui ont été évacués à l’hôpital général et au CHU de Bouaké, pour les cas graves. Aucune perte en vie humaine n’a été à déplorée sur place.  Au moment nous mettions sous  presse, la tension était tombée. Un calme précaire régnait sur la ville. Ce crime survient à environ une semaine après celui du petit Bouba, qui a ému toute la Côte d’Ivoire.

D.V.K