Côte d’Ivoire / Violence, exploitation des enfants, assassinat du petit Bouba…. : Voici la position de l’Unicef
Le représentant de l’Unicef en Côte d’Ivoire, s’est prononcé, hier, sur plusieurs sujets en rapportant avec la situation des enfants en Côte d’Ivoire. Face à la presse, Aboubacar Kampo a condamné l’assassinat de Traoré Aboubacar Sidik dit Bouba. «Nous condamnons ces meurtres. Rien ne peut expliquer ni justifier ces actes meurtriers contre les enfants. Pour l’Unicef, ce sont tout simplement des actes criminels commis. (…) Ce sont des pratiques qui existaient dans notre société. Mais qui n’étaient pas médiatisées. Je pense que chaque cas mérite la même médiatisation pour éliminer ce fléau de notre société. Autrement dit, tuer un enfant, ce n’est pas un travail. C’est un acte criminel. C’est un geste qui ne peut qu’être condamné par tous», a-t-il indiqué. Il a invité tous les journalistes et la population à s’investir pour mettre fin à ces pratiques criminelles contre les enfants. Aboubacar Kampo s’est également prononcé sur les avancées obtenues en 2017 pour l’organisation onusienne et les défis qui restent à relever en matière de droits de l’enfant dans le pays. « En 2017, pour la première fois depuis 10 ans, la Côte d’Ivoire n’a connu aucune rupture de vaccins de base pour les enfants de moins de 5 ans. L’Unicef a soutenu le gouvernement dans la distribution gratuite de plus de 15 millions de moustiquaires imprégnées, pour prévenir le paludisme. Cela va continuer en 2018. Nous allons soutenir les ministères sociaux dans leur plaidoyer pour une augmentation des budgets en faveur des enfants dans les secteurs de l’éducation, de la santé, du Vih, de l’eau, de la nutrition, de la protection contre la violence et l’exploitation etc. Notamment sur le programme U-report », explique-t-il. Pour sa part, Doumbia Mamadou, président du Réseau des acteurs des médias pour les droits de l’enfant en Côte d’Ivoire (Ramede-Ci), a salué l’engagement de l’Unicef en faveur des acteurs des médias. Il a annoncé la reprise, en partenariat avec l’Unicef, des voyages thématiques à l’intérieur du pays avec les journalistes. «Nous sommes en train de travailler également sur un projet de vulgarisation de la charte des professionnels des médias pour la protection des droits des enfants, dans les entreprises de presse. Le Ramede-Ci va procéder cette année au lancement de plusieurs prix pour récompenser des journalistes», a-t-il révélé. Sophie Cha, responsable communication de l’Unicef et Ange Ayé-Aké, le chargé de communication, ont animé un atelier suivi d’échanges sur le traitement de l’image de l’enfant dans les médias.
R. K.





